Horloge interne et modes de vie : un conflit qui épuise les Français
À l’occasion de la 26ᵉ Journée du Sommeil, l’INSV met en lumière les tensions grandissantes entre nos rythmes biologiques et nos modes de vie. Manque de lumière naturelle, écrans le soir, horaires décalés ou travail de nuit perturbent profondément l’horloge interne.
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Les rythmes de vie modernes s’éloignent de plus en plus des besoins biologiques du sommeil.
L’horloge circadienne, qui régule l’alternance veille‑sommeil, la température corporelle ou les sécrétions hormonales, reposent sur des signaux simples, principalement la lumière naturelle. Or ces repères se brouillent. Selon l’enquête, 71% des Français passent moins d’une heure dehors en semaine, tandis que l’exposition aux écrans le soir reste élevée. « Nos rythmes circadiens individuels sont fortement influencés par nos rythmes sociétaux et nos environnements. Nombre de nos habitudes perturbent le sommeil », alerte le Dr Claude Gronfier, secrétaire général de l’INSV et directeur de recherche à l’Inserm.
Ce désalignement s’est accentué depuis la crise sanitaire. Télétravail, hyperconnexion et anxiété ont modifié les repères quotidiens, en particulier ceux qui rythment le jour et la nuit. La durée moyenne de sommeil continue de diminuer et les épisodes de somnolence augmentent. Pour le Dr Isabelle Poirot, présidente de l’INSV, cette situation traduit « une prise de conscience utile, mais une réalité encore préoccupante ».
Pour les spécialistes, rétablir la cohérence entre nos rythmes sociaux et notre horloge interne constitue désormais un enjeu de santé publique, alors que la dette de sommeil progresse et fragilise le quotidien. La 26ᵉ Journée du Sommeil, organisée ce 13 mars, met en lumière ces problématiques. Dans 60 villes françaises, des centres du sommeil proposent au public des échanges avec des spécialistes pour mieux comprendre et améliorer son repos.
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