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Sécurité routière : découvrez les erreurs que 2 enfants sur 3 subissent encore en voiture

L’enquête Ourse (Observer sUr les Routes la Sécurité des Enfants), menée par la Prévention routière avec le CEESAR et le LAB automobile, révèle que 2 enfants sur 3 sont encore mal installés en voiture. Quelles sont les erreurs les plus courantes, comment mieux installer son enfant, et aussi, quel est le rôle des constructeurs automobiles dans la sécurité de nos petits ?

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Sécurité routière : découvrez les erreurs que 2 enfants sur 3 subissent encore en voiture
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© Association Prévention routière
Le transport des enfants reste un enjeu majeur de sécurité routière : en 2024, 14 000 enfants ont été blessés dans des accidents, dont 700 gravement, et 46 ont perdu la vie selon l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière). Un enfant sur 2 tué sur la route était passager d’un véhicule. Dans ce contexte, l'enquête Ourse, menée par la Prévention routière, le CEESAR et le LAB automobile, montre que la marge de progression reste importante.

Sur les 301 enfants observés en 2024, 62 % présentaient au moins une erreur d’installation, un taux quasi inchangé malgré les campagnes de sensibilisation. Les erreurs concernent surtout un harnais mal ajusté, une ceinture vrillée ou insuffisamment serrée et l’oubli du troisième point d’ancrage Isofix. Un paradoxe ressort : 78 % des accompagnateurs interrogés estiment que leur enfant est correctement installé, alors que 59 % des enfants concernés étaient en réalité mal attachés.

Des progrès existent : 89 % des moins de 10 ans sont désormais installés dans un siège auto (contre 80 % en 2018). L’usage du dos à la route progresse fortement chez les moins d’un an, passant de 71 % en 2018 à 86 % en 2024. « On observe beaucoup moins d’enfants qui ne sont pas du tout attachés », note Christophe Ramond, Directeur des Études et des Recherches à la Prévention routière.

Pour Sophy Sainten, Déléguée générale de l’association, la règle reste simple : « Un enfant, une place, un siège. » Elle rappelle l’importance de retirer les vêtements épais, de vérifier la tension du harnais et d’accompagner les enfants lorsqu’ils commencent à s’attacher seuls.

Ces constats alimentent aussi les travaux des constructeurs. « Les études de terrain permettent d’améliorer les systèmes », explique Stéphane Buffat, directeur du LAB, le Laboratoire d’accidentologie, de biomécanique et d’étude du comportement du conducteur. L’ancrage Isofix s’est généralisé, mais les constructeurs travaillent déjà sur des dispositifs anti-basculement intégrés et sur des systèmes communicants capables d’alerter en cas de mauvaise installation.

Les résultats complets de l’enquête Ourse sont disponibles sur le site de l’association.
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