Yasuké : le retour aux sources d’IAM !
Akhenaton est l’invité du 107.7 pour nous présenter le nouvel album des rappeurs de Marseille qui vient de sortir.
Publié le : Mise à jour :
La couverture de l'album Yasuké
Tout d’abord l’Asie et à ce propos Akhenaton rappelle que « l’un des anagrammes (d’IAM) Imperial Asiatic Men » y fait directement référence ! Il explique que Shurik’n, l’autre MC de la bande, « a contaminé la totalité du groupe à l’époque où l’on était dans un concept au début d’IAM axé autour de l’Égypte à fond et petit à petit d’un point de vue musical, culturel, cinématographique et aussi sportif au niveau des arts martiaux, il a insufflé sa passion pour l’extrême orient, notamment pour le Japon et la Chine. »
Le pays du soleil levant très présent dans ce nouveau disque, à travers les mélodies et les thèmes abordés plus particulièrement dans les titres « Omotesando » (un quartier de Tokyo) et surtout « Yasuké » qui a donné son nom à l’album. Yasuké c’est un esclave devenu samouraï et selon Akhenaton, « c’est vraiment un signe d’espoir. C’est quelqu’un qui est arrivé au Japon en chaînes et qui est mort en étant l’un des plus grands guerriers reconnu dans le pays ! »
L’idée d’IAM à travers ce personnage historique, c’est de montrer que « tout est possible et […] que malgré sa condition on peut arriver à faire des choses extraordinaires ». C’est d’ailleurs un peu l’histoire du groupe rappelle Akhenaton : « on a réussi à faire des choses qu’on pensait impossible en étant adolescents. »
Après le Japon, l’Asie, l’Orient, la deuxième ligne directrice du groupe que l’on retrouve dans Yasuké c’est le rap new-yorkais avec des scratchs « à l’ancienne » qui colorent l’album comme à la belle époque et au total pas moins de 5 chansons qui ont un titre en anglais !
Akhenaton raconte que dans ce disque IAM « a voulu défendre les valeurs originelles du hip-hop, le côté sport du rap qui reste une musique de compétition ». Et à ce propos, il tient à rappeler que « c’est la tradition new-yorkaise du rap qui a insufflé cette couleur là au hip-hop ».
Enfin, qu’est-ce qu’un album d’IAM sans la cité phocéenne… Akhenaton explique que dans Yasuké le groupe souhaitait « remettre Marseille sur la carte » mais aussi « faire comprendre que les Psy4 de la Rime (le groupe apparaît sur le titre Self Made Men) et le succès d’Alonzo, de Soprano, de Vincenzo ne vient pas du hasard ! »
Lui qui les connait depuis leur début rappelle que « c’est un groupe, lorsqu’il était en formation complète, qui était très performant sur scène ! »
Et justement selon Akhenaton, « tous les fans qui ont connu Soprano à l’époque vont percevoir cette énergie-là de nouveau dans ce morceau. » Une vraie fierté pour IAM qui rassemble et met une nouvelle fois à l’honneur sur ce nouvel album « plusieurs générations de rappeurs marseillais. »
Les coulisses : Akhenaton et Sébastien Dath