''Le Cid pète un câble'', de Caroline Vigneaux, une passerelle vers le théâtre classique
L'actrice et humoriste explique la genèse de son nouveau spectacle, conçu comme une préparation ludique au théâtre classique. Écrit en alexandrins, mêlant Corneille et références actuelles, le projet vise à donner envie de découvrir l’œuvre originale tout en révélant de jeunes comédiens.
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L'actrice et humoriste donne les clés du classique de Corneille.
© Pascal ItoSon choix se porte sur ‘‘Le Cid’’, de Corneille (1637), qu’elle considère comme sa pièce préférée. Elle précise sa démarche d’écriture et son rapport au texte original : « C'est un mélange des vers de Corneille et des miens, parce que j'ai tout écrit en alexandrin (avec même la coupure à l'hémistiche), ça m'a pris 2 ans. » Elle insiste aussi sur la volonté de conserver les vers emblématiques pour permettre au public de les replacer dans leur contexte.
Le spectacle intègre également des formes artistiques contemporaines comme le rap, notamment avec la participation de MC Solaar : « MC Solaar qui chante ‘‘O rage ô désespoir’’, ça c'était mon rêve. » Cette collaboration s’inscrit dans la continuité du dialogue entre langue classique et références actuelles. Le projet est aussi pensé comme un tremplin pour de jeunes comédiens. 4 interprètes incarnent chacun deux rôles, participant pleinement à la dynamique du spectacle.
En parallèle de son travail théâtral, Caroline Vigneaux évoque son rapport à la conduite et aux routes. Elle confie par exemple : « Conduire, c'est un moment de liberté. » Elle associe certaines routes à des souvenirs personnels forts, notamment l’autoroute A5, vers la Seine-et-Marne, liée à son enfance.
‘‘Le Cid pète un câble’’ est jouée à Paris jusqu'en mars 2026 avant une tournée (et peut-être un passage au festival d'Avignon), tandis que Caroline Vigneaux poursuit également son one woman show, ‘‘In Vigneaux veritas’’, en tournée jusqu'à fin juin.