Le constat est d'autant plus frappant que 85 % des personnes interrogées se déclarent préoccupées par les questions environnementales. Pourtant, 36 % admettent également jeter parfois leurs déchets sur la voie publique. Chez les moins de 35 ans, cette proportion grimpe à 46 %. Les déchets organiques arrivent en tête, mais les emballages, bouteilles, canettes et mégots restent aussi concernés.
Le sujet dépasse largement la simple question de la propreté. Alors que les feux de forêt se multiplient, 87 % des Français considèrent qu'un mégot jeté depuis un véhicule peut provoquer un incendie. Malgré cette prise de conscience, 17 % des fumeurs reconnaissent continuer à jeter leurs mégots par la fenêtre de leur voiture.
L'enquête montre aussi que les bonnes habitudes de tri s'effacent souvent loin du domicile. Si 92 % des Français trient leurs déchets chez eux, ils ne sont plus que 87 % à le faire sur leur lieu de vacances et 81 % sur les aires d'autoroute, pourtant toutes équipées de dispositifs de tri. Le manque de temps, la recherche de praticité ou le simple relâchement des habitudes sont les principales explications avancées.
Le paradoxe est là : la majorité connaît les risques et les conséquences, mais les comportements ne suivent pas toujours. Or chacun peut agir simplement :
- en gardant ses déchets jusqu'à la prochaine poubelle,
- en utilisant les équipements de tri
- en conservant ses mégots dans un cendrier plutôt que de les jeter dans la nature.