Depuis longtemps, les conducteurs constatent une différence entre la consommation annoncée d’un moteur thermique et ce qu’ils obtiennent réellement. L’écart est généralement accepté : charger le véhicule, rouler rapidement ou affronter un relief marqué augmente les besoins en carburant. Le WLTP fournit donc un repère pour comparer les modèles, sans refléter exactement chaque situation.
Avec l’électrique, l’impact se perçoit plus directement, car la donnée affichée est une distance. En conditions froides, sur autoroute ou avec chauffage, une autonomie annoncée à 450 kilomètres peut se réduire à environ 250 kilomètres. Les trajets en montagne accentuent encore cette baisse. Ces variations, plus faciles à observer et à partager, alimentent la perception d’un décalage marqué entre théorie et pratique.
Les réseaux sociaux amplifient cette visibilité en mettant en avant les scénarios les plus défavorables. Pourtant, le fonctionnement reste identique à celui des véhicules thermiques : une mesure normalisée ne reproduit jamais toutes les situations réelles. Le WLTP sert de base commune pour comparer les modèles, quelles que soient leurs motorisations.
Trois éléments clés à retenir
- L’ADEME estime que l’autonomie observée représente 70 à 80 % de la valeur WLTP en usage courant.
- Sur autoroute ou par temps froid, elle peut descendre à 50–60 %, soit 200–220 km réels pour un modèle affiché à 400 km WLTP.
- Le WLTP compare les véhicules : il ne décrit pas précisément l’usage individuel.