En calèche vers l’île Madame, une échappée sauvage au gré des marées

Au départ du continent, une calèche permet de rejoindre l’île Madame en empruntant la Passe aux Bœufs, une chaussée naturelle accessible uniquement à marée basse. Cette traversée atypique offre une immersion dans les paysages de l’estuaire de la Charente, les îles d'Aix et d'Oléron. Un vrai dépaysement sur une terre qui ne compte plus d'habitants permanents depuis la tempête Xynthia en 2010.

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En calèche vers l’île Madame, une échappée sauvage au gré des marées
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Vue sur l'estuaire de la Charente depuis la Calèche de Madame.

© IM
Rejoindre l’île Madame est une véritable aventure. Ici, le voyage commence sur le continent, à Port-des-Barques, en empruntant la Passe aux Bœufs, une chaussée naturelle de sable et de gros pavés qui n’apparaît qu’à marée basse. C’est par ce chemin éphémère que les visiteurs embarquent à bord d’une calèche pour une traversée peu commune vers ce bout de terre situé face à l’estuaire de la Charente.
L’expérience surprend même les habitués. « Très jolie balade sur l’île Madame, paysage naturel, sauvage, magnifique », témoigne un touriste. Un autre reconnaît avoir redécouvert les lieux : « J’avais déjà fait l’île à vélo et à pied, mais en calèche, c’est autre chose. »

Pour Patrick Mille, responsable de la Calèche de Madame, la traversée constitue une part essentielle de l’escapade : « On est vraiment au pas du cheval. À certains moments, selon les horaires de marée, cela peut être très impressionnant. L’eau est à moins de deux mètres de la calèche, voire moins d’un mètre. Les gens se demandent si ça va passer. »

Pour rassurer les passagers, l’attelage a été conçu pour affronter les conditions particulières du site. Équipée de pneumatiques, de freins à disques et encadrée par un groom chargé de la sécurité, la calèche est tractée par de solides chevaux, parmi lesquels des Comtois, des Percherons, des Auxois et des Mulassiers.

La balade couvre au total six kilomètres, dont deux sur la Passe aux Bœufs. Une fois sur l’île, le sentiment d’isolement domine. « On est en plein milieu de la nature », confirme Patrick Mille. Depuis la tempête Xynthia en 2010, l’île ne compte plus d’habitants permanents. Seuls les exploitants de la ferme aquacole et les visiteurs la fréquentent quotidiennement.

Le fort de l’île, accessible avec l’écomusée, constitue l’un des points d’intérêt majeurs. Depuis son toit panoramique, le regard embrasse l’estuaire à 360 degrés, avec les îles d’Aix et d’Oléron, le Fort Boyard et les rives de la Charente en toile de fond.
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