La dépression post-partum
L’arrivée d’un bébé n’est pas qu’une explosion de joie et de ravissement. Elle peut s’accompagner d’une dépression, qu’on appelle post-partum, qui est fréquente mais qu’il faut absolument prendre en charge.
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Comment savoir qu'il s'agit d'une dépression ? Juliette Legros, directrice de la rédaction de notre partenaire, le magazine Bien-être et santé, nous décrit les signes, multiples, de cette maladie : « Cela commence par des insomnies, une perte de plaisir, une anxiété envahissante. Sans prise en charge, c'est là qu'est le problème, car tout cela peut évoluer vers des choses beaucoup plus lourdes, comme une tristesse profonde, des angoisses, des douleurs, pouvant aller jusqu'à des idées suicidaires. »
À l'origine du mal, les hormones. Plus spécifiquement les œstrogènes, qui chamboulent tout. Mais d'autres facteurs sont aussi à prendre en considération : « L'isolement, un traumatisme dans l'enfance, des violences familiales, une grossesse compliquée, un accouchement qui est inattendu, un bébé en petite forme... En fait, comme pour toutes les dépressions, le post-partum est multifactoriel. »
Afin d'éviter d'en arriver à une dépression, il faut minimiser les risques d'en développer une. « Cela passe par l'entourage familial ou médical, et surtout par la femme elle-même. L'idée, c'est d'être en mesure d'identifier les facteurs de vulnérabilité évoqués précédemment pour réagir. Il faut à tout prix ne pas s'isoler, aller consulter, échanger avec d'autres mères », car partager son expérience avec d'autres parents souvent désarçonnés, voire en détresse, permet de relativiser. Ne pas hésiter également à se rendre sur la plateforme ‘‘masantementaleperinatale’’.