La renaissance du Hot Club de France
Créé en 1934 par Django Reinhardt, le Quintette du Hot Club de France se reforme. Porté par Duved Dunayevsky à la guitare, et Daniel Garlitsky au violon, ce projet restitue fidèlement le son de l'époque avec un nouvel album.
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Daniel Garlitsky, violoniste issu d'une grande lignée de musiciens russes, est l'un des artisans de cette renaissance, aux côtés de son ami, le guitariste Duved Dunayevsky. « Pour replacer dans le contexte historique, on était à Paris, dans la capitale des arts, où toutes les sortes d'arts se croisaient dans les années 20 et 30, entre les deux guerres. Le jazz à l'époque avait une place de ‘‘musiquette’’, c'est-à-dire que ce n'était pas vraiment de la musique », raconte Daniel Garlitsky. C'est grâce à Hugues Panassié, président du Hot Club de France à l'époque, que ce genre a commencé à être reconnu et joué en concert.
L'album, sorti chez Inouïe, se veut une fidèle continuité de l'héritage laissé par les légendaires Django Reinhardt à la guitare et Stéphane Grappelli au violon. « C'est une musique très vivante qui donne la pêche, à la croisée de la musique classique et du jazz », souligne Daniel Garlitsky. Ce projet fait revivre des standards de l'époque, certains même jamais enregistrés par le groupe originel. « On reste fidèle à cette époque et à cette esthétique-là. Mais c'est vrai que c'est une esthétique et un style bien particulier auquel on est tous très attachés. » L'ensemble va même jusqu'à adopter les costumes et les coiffures de l'époque !
Le Quintette du Hot Club de France version 2025 vient de sortir un album éponyme paru chez Inouïe. Des concerts sont prévus au Mont-Dore les 13 et 14 mars, à Agde le 15 mars et à Paris, au Bal Blomet, le 28 mars.