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Le grand retour du diesel en Europe ? Stellantis rompt avec sa stratégie 100 % électrique

Stellantis relance plusieurs motorisations diesel en Europe, un an après avoir retiré certains modèles du catalogue. Le groupe automobile, interrogé par l’AFP, justifie ce choix par un ralentissement de la demande en véhicules électriques et l’évolution des réglementations. Peugeot 308, Opel Astra, DS4 ou encore Citroën Berlingo figurent parmi les modèles concernés…

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Le grand retour du diesel en Europe ? Stellantis rompt avec sa stratégie 100 % électrique

Le retour des motorisations diesel dans le groupe Stellantis

© Adobestock
Le groupe automobile Stellantis a officialisé un tournant notable dans sa stratégie, en réintroduisant des motorisations diesel sur plusieurs de ses modèles en Europe. Interrogé par l’AFP, le constructeur explique vouloir « donner à ses clients ce qu’ils veulent », alors que la demande en véhicules électriques ralentit. Cette décision intervient après l’annonce de 22 milliards d’euros de charges pour réduire la voilure dans l’électrique, faute de ventes suffisantes.

Plusieurs modèles emblématiques retrouvent ainsi une version diesel dans le catalogue : Peugeot 308, Opel Astra et DS 4. Le mouvement concerne également les utilitaires, où le Citroën Berlingo, le Fiat Professional Qubo L, l’Opel Combo et le Peugeot Rifter réintroduisent une motorisation abandonnée depuis un an. Le groupe confirme par ailleurs la poursuite de la production de ses diesels utilitaires, une orientation déjà amorcée après le départ de l’ex-directeur général Carlos Tavares fin 2024.

Cette réorientation s’inscrit dans un contexte réglementaire en mutation. Mi‑décembre, l’Union européenne a assoupli l’échéance d’interdiction des moteurs thermiques prévue pour 2035. Aux États‑Unis, le nouveau cadre politique a conduit Donald Trump à annoncer la suppression des normes CO₂ pour les véhicules, favorisant le retour de motorisations essence, notamment le V8 HEMI très prisé sur les pick-up du groupe.

Malgré une forte baisse des ventes en Europe, où les immatriculations diesel sont passées de 240 unités à seulement 9 selon la dépêche, ce type de motorisation conserve un public fidèle, surtout parmi les gros rouleurs. En France, il représente encore près de la moitié du parc roulant. Stellantis n’est pas seul à infléchir sa stratégie : Ford, Volvo et General Motors ont eux aussi relancé des offres thermiques après des difficultés sur l’électrique.

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