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Les melodies en bouteille de Vassilena Serafimova

Le carnet de voyage musical proposé par la percussionniste bulgare emprunte à Jean Cras, Gershwin, mais aussi Vivaldi et Debussy.

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Les melodies en bouteille de Vassilena Serafimova
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La percussionniste bulgare allie marimba et quatuor à cordes sur son nouvel album inspiré du voyage.

© Kalina Serafimova
Le marimba. Imposant instrument de 3 mètres de long, avec 2 rangées de lames en bois de palissandre, que l’on frappe avec des baguettes. Chaque lame est reliée à un tube, plus la lame est longue, plus le tube est grand et produit un son grave. Pour simplifier, l'instrument se situe entre le xylophone et l'orgue. Pour Vassilena Serafimova, fille d'un professeur de percussion, le coup de cœur avec le marimba a été immédiat. Elle en est aujourd'hui l'une de ses plus grandes, et enthousiaste, interprètes. Elle est parvenue à mettre à l'honneur son instrument par le biais de collaborations remarquées, que ce soit dans le jazz, l'électro ou le classique. Pour cette bulgare de 40 ans, française d'adoption (elle est installée près de Paris et vit en France depuis 20 ans), ce nouvel album permet de traverser les frontières, de l'Europe à l'Amérique en passant par l'Afrique.

Ce nouvel opus a été imaginé conjointement avec les filles du Quatuor Ardeo, Carole Petitdemange, Mi-Sa Yang, Yuko Hara et Joëlle Martinez. L'idée est de ‘‘mettre en bouteille’’ (l'album s'intitule ‘‘Melodies in a bottle’’ chez La Dolce Volta) des musiques de Jean Cras, Claude Debussy, Arvo Pärt, Antonio Vivaldi, Erik Satie et George Gershwin, ayant pour dénominateur commun le voyage. Un voyage dansant dans la chaleur de l'été.

« Jean Cras est le compositeur, principal de l'album, celui autour duquel on a vraiment construit le programme. C'est un compositeur du début du XXᵉ siècle, très impressionniste. Sa musique est poétique, en même temps rythmée, et peut parfois faire penser à Debussy. Il était marin, officier de marine, alors nous avons tout de suite eu l'image du bateau, de l'eau, des voyages, des lieux où il a pu aller. Qu'est ce qu'il a pu entendre ? Il paraît qu'il adorait le balafon qu'il a entendu en navigant jusqu'aux côtes africaines. Peut être qu'il a été influencé par la musique du balafon. Et comme le marimba est le grand frère du balafon, cela semble assez évident d'utiliser cet instrument pour réinterpréter la musique de Cras », explique Vassilena Serafimova.

Jouer des danses de Debussy et Satie, contemporains de Jean Cras, s'est révélé naturel pour les 5 musiciennes. ‘‘L'Été’’, extrait des ‘‘Quatre Saisons’’ de Vivaldi s'installe comme en arrière plan pour suggérer l'atmosphère chaude du voyage que propose la marimbiste. Un voyage qui emmène jusqu'aux Etats-Unis : « Le balafon, avec l'esclavage, a traversé l'Atlantique. C'est de là qu'est venue l'idée d'ajouter Gershwin sur le programme de l'album. » Le voyage s'achève donc dans un esprit swing, où les arrangements n'oublient pas les racines bulgares de Vassilena Serafimova, quelques rythmes balkaniques s'y étant glissés avec humour et entrain.
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