Les stations de lavage craignent d'être à sec
Les professionnels du lavage automobile, qui ont dû cesser leur activité partiellement ou en totalité l'an dernier, s'estiment injustement victimes de la sécheresse.
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« Une station de lavage, c'est une mini station d'épuration. Par voiture lavée, nous récupérons et traitons 360 grammes de boues fortement polluées, dans lesquelles on retrouve 21% d'hydrocarbures et 0,7 gramme de métaux lourds » ajoute Yves Brouchet, qui clame son incompréhension. Pour lui, fermer ces stations de lavage automobile est contre-productif. « De plus, 95% de l’eau utilisée dans une station Éléphant Bleu est remise en rivière ou en nappe phréatique via une station d’épuration, en étant dépolluée ».
Au moment où la gestion de l'eau devient un véritable enjeu, certains professionnels s'adaptent et proposent désormais un lavage... sans eau. L'entreprise Cosméticar se déplace à domicile ou chez les particuliers pour un lavage à la main plus minutieux, mais pour un prix plus élevé : « Nos produits sont élaborés dans un laboratoire. Ils sont biodégradables et nous utilisons des pulvérisateurs mécaniques et des microfibres. Nous n'utilisons pas d'eau » explique Jocelyn Andrianoely, dirigeant de l’agence CosmétiCar Plaine-Saint-Denis.