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Pourquoi le Mondial de l’Auto 2026 ne sera plus un salon comme avant ?

Après une édition 2022 marquée par les absences et un format contraint, puis un rebond de fréquentation en 2024, le Mondial de l’Auto 2026 amorce un repositionnement plus structurel. À cinq mois de l’ouverture, les organisateurs mettent en avant une mobilisation élargie des constructeurs, l’intégration d’acteurs de l’énergie, ainsi qu’un accent renforcé sur l’expérience visiteurs via des essais et des démonstrations de conduite autonome. Changement de nature ou simple retour à la normale ?

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Pourquoi le Mondial de l’Auto 2026 ne sera plus un salon comme avant ?
L’édition 2026 du Mondial de l’Auto s’inscrit dans une trajectoire de transformation engagée depuis la sortie de crise sanitaire. En 2022, le salon parisien avait souffert d’un format réduit et de l’absence de nombreux grands constructeurs, laissant une impression de rendez‑vous sous contrainte. Deux ans plus tard, l’édition 2024 avait marqué un rebond, avec un retour partiel des marques et une hausse sensible de la fréquentation.

À cinq mois de l’ouverture prévue du 12 au 18 octobre 2026, les organisateurs cherchent désormais à installer un nouveau modèle plus durable. Le communiqué publié ce jeudi 21 mai met en avant une mobilisation large de constructeurs européens, asiatiques et nord‑américains, avec une liste déjà fournie de marques annoncées. Cette anticipation vise à sécuriser l’effet de vitrine du salon, longtemps fragilisé par les arbitrages budgétaires des groupes automobiles.

‘‘Écosystème de l’automobilité’’


Mais l’évolution la plus marquante tient au périmètre même du Mondial. L’édition 2026 revendique explicitement un positionnement d’« écosystème de l’automobilité », intégrant aux côtés des constructeurs des acteurs de l’énergie, des infrastructures et des services, comme EDF, des équipementiers ou VINCI Autoroutes. Une orientation qui reflète l’évolution de la filière, où l’automobile ne se pense plus isolément mais comme un maillon d’une chaîne plus large.

L’expérience proposée au public constitue l’autre pilier de ce repositionnement. Deux centres d’essais sont annoncés, dont une zone dédiée à des véhicules autonomes de niveau 2+ et 4 en conditions de circulation réelles, présentée comme une première européenne dans un salon automobile. Pour Serge Gachot, directeur du Mondial de l’Auto, cette convergence entre industrie, innovation et usages constitue « toute la richesse du salon ».

Les constructeurs à retrouver dans cette édition


À cinq mois de l’ouverture, le Mondial de l’Auto 2026 annonce déjà la présence de nombreux constructeurs issus des principaux marchés mondiaux. Côté européen, sont notamment cités Renault, Dacia, Alpine, Peugeot, Citroën, DS, Opel, Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Volkswagen, Audi, Cupra, Skoda, BMW, Mini, Mercedes, smart, Volvo ou encore Iveco.
L’Amérique du Nord sera représentée par Ford et Lucid.
Du côté asiatique, la liste comprend notamment Honda, Hyundai, Kia, BYD, Denza, XPeng, Leapmotor, Geely Auto, Zeekr, GAC, Changan et Dongfeng, illustrant la montée en puissance de nouvelles marques, en particulier chinoises, sur le marché européen.

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