Les premières opérations ont consisté à purger la zone de départ de l’éboulement, où subsistaient quelques éléments instables. Les équipes ont ensuite ciblé deux masses rocheuses totalisant 100 m³, considérées comme fortement instables et susceptibles d’influencer un bloc supérieur de 500 m³. Après une sécurisation par câbles, ces volumes ont été ancrés dans la paroi grâce à un important travail de boulonnage. Selon la préfecture, cette étape s’est achevée le 22 février.
Une réouverture avec sept semaines d'avance
Les experts ont alors pu mener des études de stabilité sur le bloc de 500 m³. Leur conclusion : sa tenue actuelle ne justifie pas de travaux immédiats, tout en recommandant une intervention à moyen terme. Cette analyse ouvre la voie à une réouverture de la RN20 dès le lundi 9 mars, soit avec plus de sept semaines d’avance sur le calendrier initial.
La circulation sera toutefois encadrée par un dispositif de surveillance continue. Des capteurs de déplacement, couplés à un feu rouge clignotant imposant l’arrêt instantané des véhicules, sont en cours d’installation sur la zone. « Ce système est déjà utilisé dans d’autres secteurs de montagne », précise la préfecture, qui rappelle l’interdiction totale de s’arrêter dans la zone surveillée.
De nouvelles fermetures seront programmées lorsque les études complémentaires seront finalisées, afin d’engager les travaux définitifs de sécurisation de la falaise.