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Repérer et traiter l'insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque touche près de 2 millions de Français. Comment la repérer et que faire quand notre moteur s'essouffle ?

Dernière modification : 28/11/2025 12:03

Repérer et traiter l'insuffisance cardiaque
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L’insuffisance cardiaque : signes d’alerte, moyens de prévention et traitements disponibles.

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L’insuffisance cardiaque est une pathologie souvent méconnue jusqu’à l’apparition des premiers symptômes. En France, elle concerne près de 2 millions de personnes, et cause 70 000 décès chaque année. Juliette Legros, directrice de la rédaction de notre partenaire, le magazine Bien-être et Santé, présente cette pathologie : « Lorsque le cœur, qui est un muscle, n'est plus en mesure de fournir suffisamment de sang à l'organisme, à la hauteur de ses besoins, il devient insuffisant. Le cœur ne pompe pas assez pour répondre aux besoins du corps en oxygène et en nutriments. »

Pour détecter cette maladie, quatre signes principaux sont à surveiller, regroupés sous l’acronyme ‘‘EPOF’’ : ‘‘E’’ pour essoufflement, ‘‘P’’ pour prise de poids, ‘‘OE’’ pour œdème et ‘‘F’’ pour fatigue. L’essoufflement se manifeste lors d’activités ordinaires, la prise de poids peut être rapide et inexpliquée, les œdèmes apparaissent aux chevilles ou aux jambes, et la fatigue devient excessive même pour des gestes simples. Certains facteurs aggravants sont bien identifiés : le diabète, le tabagisme, l'hypertension artérielle, la fibrillation auriculaire et la sédentarité.

Pour prévenir les poussées d’insuffisance cardiaque, un autre acronyme est à retenir : ‘‘EPON’’. Cette fois, ‘‘E’’ signifie exercice, idéalement 30 minutes par jour. ‘‘P’’ nous invite à se peser à intervalles réguliers. ‘‘O’’ est un indice pour l'observance, celle des traitements médicamenteux, mais aussi d'une bonne hygiène de vie. Enfin ‘‘N’’ pour « ne pas saler son alimentation », insiste Juliette Legros.

Si l'insuffisance cardiaque est diagnostiquée, plusieurs traitements existent. Avant tout, une bonne hygiène de vie est nécessaire, mais Juliette Legros insiste sur les médicaments de différentes classes qui fonctionnent très bien et très longtemps : « Et si le cœur reste défaillant, des dispositifs comme les stimulateurs cardiaques ou les défibrillateurs peuvent être envisagés, décidés et réalisés au sein de centres cardiologiques experts. »
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