Théo Ould se balade dans l'univers de Piazzolla
L'éclectique accordéoniste marseillais rend hommage à Astor Piazzolla dans son deuxième album.
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Un 2ᵉ album de tango argentin pour l'éclectique accordéoniste.
© Valentin FollietDès l'enfance, le musicien choisit d'apprendre ce ‘‘Libertango’’, véritable tube de Piazzolla, en cachette, sans que son professeur le sache. Comme un clin d’œil à ces débuts contrariés, la version de Théo Ould de cette pièce emblématique du tango argentin ouvre le disque : « C’est la pièce que j’ai toujours jouée, en bis, comme une petite récompense, une petite sucrerie à la fin des concerts », confie-t-il. À ses côtés sur ce titre : le Quatuor Bilitis et la contrebassiste Blanche Stromboni. La mezzo Marina Viotti prête aussi sa voix au titre ‘‘Balada para un loco’’, 2ᵉ piste de l'album, que Piazzolla a composé d'après un poème d'Horacio Ferrer.
L’accordéoniste décrit cet album comme le plus intime de sa carrière, celui qu'il ne s'était jamais autorisé à enregistrer. Par peur de ne pas être à la hauteur du maître ? Par peur de la redite ? C'est une musique « très populaire, donc ça ne sert à rien d'y retourner en faisant la même chose, en plus ou moins moins bien », raconte-t-il. « J'ai donc arrangé toutes les pièces pour quintette à cordes, pour les moderniser et tenter de les faire miennes », précise Théo Ould. Des arrangements audacieux et brillants, qui apportent à ces classiques mille fois interprétés, un souffle nouveau.