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« Une Farouche Liberté », de Gisèle Halimi avec Annick Cojean

date 29/08/2020 - 02:27 | micro_reportage Francine Thomas
La célèbre avocate, décédée cet été à l’âge de 93 ans, s’est confiée juste avant sa mort à la journaliste du Monde.
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© Richard Dumas 
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 "Une Farouche Liberté", de Gisèle Halimi avec Annick Cojean
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« J’attends des femmes qu’elles fassent la révolution, je n’arrive pas à comprendre qu’elle n’ait pas déjà eu lieu ». Cette aveu de Gisèle Halimi, à lire page 141 d’Une Farouche Liberté fait figure de testament. Faut-il comprendre que l’avocate, grande figure du féminisme, est morte avec des regrets ?

« Le regret oui, confirme Annick Cojean, qu’il n’y ait pas eu cette révolution qu’elle appelait de ses vœux, un changement de meurs et d’état d’esprit, une nouvelle façon d’appréhender les rapports entre les garçons et les filles dès l’école et dans la vie. Et elle était surprise encore de pouvoir dire, à 93 ans, c’est pas juste, c’est toujours pas juste. »

C’est un entretien pour le journal Le Monde qui a été le point de départ de cette conversation entre les deux femmes, retranscrite dans ce livre. Annick Cojean a eu le désir de poursuivre ses questions, tant la parole de Gisèle Halimi méritait selon elle d’être entendue : « Mon idée, c’ était de montrer la cohérence et la force du parcours d’une femme exceptionnelle et rebelle, d’une femme incroyablement libre, une héroïne. Je crois qu’on peut utiliser ce mot-là. Nous manquons d’héroïnes nous les filles (…) alors faisons-les parler ! »

Le livre retrace le parcours de Gisèle Halimi, détaille la constance de ses combats, son horreur de l’injustice, et aussi la force des liens qui l’ont unis à Jean-Paul Sartre ou Guy Bedos. Annick Cojean fut la destinataire privilégiée de toutes ces confidences : « Ce furent des moment ardents, intenses, joyeux aussi parce qu’elle était très drôle. Je me rendais compte que c’était précieux mais je ne savais pas que la conversation allait être interrompue si brutalement. Et je pensais qu’elle aurait en main ce petit livre. Hélas, à quelques semaines près, elle ne l’aura pas. »

Une Farouche Liberté, ce sont donc les dernières paroles d’une femme à qui la société doit beaucoup, recueillies par une autre femme, l’une des plus grande plume de la presse. Cette rencontre bien sûr, est l’un des événements de la rentrée littéraire.
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