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Vacances d’été des Français : moins loin, moins cher, moins longtemps en 2026

Hausse des prix à la pompe, tensions géopolitiques et contraintes budgétaires modifient les projets de vacances. Interrogés par l’AFP, plusieurs Français expliquent partir moins loin, moins longtemps ou changer de véhicule. Selon l’Alliance France Tourisme et le cabinet Protourisme, ces arbitrages n’entraînent toutefois pas d’effondrement des départs. Le secteur touristique anticipe un été d’ajustements, avec un recentrage sur les destinations françaises et régionales.

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Vacances d’été des Français : moins loin, moins cher, moins longtemps en 2026

Protourisme : un tiers des Français resteront dans leur région cet été

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La hausse continue des prix des carburants redessine les choix de mobilité des Français à l’approche des vacances d’été. À la Foire de Paris, Michel Ivanovic explique avoir revu ses plans : direction le Sud-Ouest, mais « un peu moins loin » que d’habitude. « 200 kilomètres aller, 200 kilomètres retour, c’est déjà un demi-plein à économiser », détaille-t-il à l’AFP. Sa voiture diesel, dont le carburant dépasse les 2,20 euros le litre selon les données gouvernementales, pèse lourd dans le budget.

Comme lui, de nombreux ménages adaptent leurs déplacements. Adam, rencontré avec ses enfants, envisage de laisser la voiture familiale au garage au profit d’un modèle plus petit. « Elle consomme deux fois moins, du coup ça fera environ 200 euros d’économies d’essence », calcule-t-il, malgré un trajet long et moins confortable. D’autres, en revanche, assurent ne rien changer, notamment ceux roulant en véhicule électrique.

Selon une étude de l’Alliance France Tourisme publiée fin avril, plus de la moitié des Français prévoient de réduire leurs dépenses liées aux vacances, qu’il s’agisse de l’hébergement, de la restauration ou des activités. « Il n’y a pas d’effondrement des intentions de départ », souligne toutefois son président Dominique Marcel, évoquant « l’effet conjugué des contraintes budgétaires et des préoccupations de sécurité ».

Cette tendance se traduit par des séjours plus courts ou plus proches. Anne-Cécile et Edwyn Robert maintiennent ainsi un déplacement au Portugal en voiture, faute de billets d’avion abordables, mais réduisent la durée sur place. « On voulait rester une semaine, on reste 4-5 jours », expliquent-ils à l’AFP.

Pour Didier Arino, directeur général de Protourisme, « si on devait caricaturer, c’est moins loin, moins cher, moins longtemps ». Son cabinet estime qu’un tiers des Français resteront dans leur région. Malgré les inquiétudes liées aux annulations de vols et au coût de l’énergie, le tourisme français ne devrait pas connaître d’effondrement cet été, mais plutôt une saison d’adaptation prudente.

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