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2/3 des vendeurs auto et moto hors des clous

Selon une enquête menée par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) auprès de 2 200 établissements spécialisés dans la vente de véhicules en 2021 et 2022, 64% d'entre eux présentent des anomalies plus ou moins graves, notamment sur la loyauté des pratiques commerciales et l'information du consommateur.

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2/3 des vendeurs auto et moto hors des clous
Alors que l'achat d'un véhicule est une dépense importante pour les Français, les contrôles effectués par la DGCCRF ont révélé plusieurs manquements de diverses gravités. Le premier concerne l'information sur les frais annexes à l'achat du véhicule. En se cachant derrière des « forfaits » ou des « packs », certains établissements présentent des options facultatives, telles que le « gravage » du numéro de série, des ampoules de rechange ou un plein de carburant, comme obligatoires, avec des montants pouvant grimper jusqu'à 1200 euros. Pour rappel, lors de la vente d'un véhicule neuf, seuls le lavage de la carrosserie, le contrôle des niveaux de liquide et la pose des plaques d'immatriculation sont obligatoires.

Autre manquement, des présentations trompeuses de véhicules ont été constatées. Certains véhicules présentés comme neufs étaient en fait déjà utilisés, d'autres omettaient des informations telles que la date de mise en circulation ou encore l'origine du véhicule. Par ailleurs, des minorations du compteur kilométrique allant parfois jusqu'à 121 000 km, ont été relevées.

Enfin, des problèmes liés à la maîtrise des règles encadrant le financement de l'achat du véhicule ont été relevés. Certains professionnels ne respectaient pas les règles d'information et de conseil envers les emprunteurs, tels que les risques financiers liés à leur engagement.

Au total, près de 3 600 actions ont été engagées face à ces anomalies par la Répression des Fraudes allant du simple avertissement (1 600) à des amendes administratives (170). Dans la plupart des cas, souligne la DGCCRF, il s'agit plus de négligence que de réelle malveillance.

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