ÉCOUTER

CES 2026 : recharge ultra-rapide, IA embarquée et robotaxis… mais en France, patience

Le CES 2026 clôt ses portes avec des annonces majeures qui passent du concept à la production. Batteries solides rechargeables en cinq minutes, assistants IA embarqués, robotaxis en expansion, et véhicules autonomes plus intelligents : ces innovations promettent de réduire les contraintes et d’améliorer la mobilité. Elles ne sont plus des démonstrations futuristes, mais des solutions concrètes qui arrivent dès 2026, mais pas tout de suite en France.

Dernière modification : 09/01/2026 08:39

CES 2026 : recharge ultra-rapide, IA embarquée et robotaxis… mais en France, patience

Illustration - Mobilité du futur

© Adobe Stock
Le Consumer Electronics Show (CES) 2026 vient de s’achever à Las Vegas, et cette édition marque une rupture : les technologies automobiles et de mobilité ne sont plus des prototypes, elles entrent en phase industrielle. Voici les cinq tendances qui vont impacter notre quotidien.

Recharge en 5 minutes : la batterie solide devient réalité


Donut Lab a dévoilé la première batterie tout-solide prête pour la production. Avec une densité énergétique de 400 Wh/kg, une recharge complète en cinq minutes et une durée de vie annoncée de 100 000 cycles, cette technologie promet de mettre fin à l’anxiété de recharge. Les premiers modèles équipés seront les motos Verge dès le premier trimestre 2026, et des partenariats avec des constructeurs automobiles sont en discussion. Cette avancée pourrait rendre la recharge aussi rapide qu’un plein d’essence, tout en réduisant les coûts grâce à des matériaux abondants.

Voitures intelligentes : l’IA conversationnelle embarquée


BMW officialise l’intégration d’Amazon Alexa+ dans son assistant personnel. Cette IA comprend le contexte, accepte des requêtes complexes et enchaîne les actions : réserver un restaurant, ajuster la navigation, ou relancer une conversation interrompue. Le lancement est prévu au second semestre 2026 sur la nouvelle BMW iX3 en Allemagne et aux États-Unis. Mercedes suit la même voie avec son système MBUX de quatrième génération. Ces assistants promettent une interaction naturelle, réduisant la dépendance aux écrans et simplifiant la conduite.

Autonomie raisonnée : NVIDIA ouvre la voie


NVIDIA présente Alpamayo, une famille de modèles Vision-Language-Action et des outils de simulation pour développer des véhicules capables d’expliquer leurs décisions et de s’améliorer en continu. Cette approche, baptisée « Physical AI », vise à renforcer la sécurité et la fiabilité des systèmes autonomes. Plusieurs partenaires, dont Jaguar Land Rover et Uber, sont déjà engagés dans cette transition.

Robotaxis : l’expansion massive commence


Waymo rebrand son robotaxi Zeekr RT en « Ojai » et annonce une accélération de son déploiement. Après Phoenix, San Francisco, Los Angeles et Austin, le service s’étend à Atlanta et prévoit plus de vingt villes en 2026, dont Las Vegas et Miami. Zoox, filiale d’Amazon, obtient l’exemption réglementaire pour ses véhicules sans volant ni pédales et ouvre une usine capable de produire 10 000 unités par an. Ces services promettent une baisse des coûts et une accessibilité accrue, transformant la mobilité urbaine.

Le cockpit devient un espace de vie


Les constructeurs et équipementiers misent sur la personnalisation et la continuité des services entre la maison, la voiture et la destination. Des solutions aftermarket comme Ottocast permettent déjà d’intégrer des assistants IA et des écrans avancés dans des véhicules existants, rendant l’expérience plus agréable et proactive.

Et en France


Ces innovations ne seront pas disponbiles immédiatement. Les robotaxis et la conduite autonome restent soumis à des contraintes réglementaires et à des phases d’expérimentation limitées. Les premiers services sans conducteur en milieu urbain ne sont envisagés qu’à l’horizon 2030, tandis que les systèmes semi-autonomes (niveau 3) commenceront à se généraliser sur autoroute dès la seconde moitié de la décennie. Le déploiement à grande échelle dépendra des validations techniques, des infrastructures et de l’acceptation sociale… Sommes-nous vraiment prêts à être conduit par un robot ?

Partager cet article

À découvrir sur le même thème