Conduite de nuit : gare à la somnolence !
Présentation de la nouvelle enquête de la Fondation VINCI Autoroutes, depuis l'espace sieste mis en place sur l'aire de Limours sur l'A10. Perrine Martin était sur place.
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Cette enquête inédite a permis d’analyser les données de 18 000 trajets répartis sur quatre itinéraires longs de 550 km à 940 km, essentiellement réalisés sur autoroute : Paris – Nice (930 km), Strasbourg – Perpignan (940 km), Lyon – Bordeaux (550 km) et Paris – Bordeaux (600 km). Les données issues des GPS qui enregistrent les temps d’arrêt depuis la coupure du moteur jusqu’au redémarrage du véhicule ont été relevées pendant 10 mois.
Les résultats font apparaître, en premier lieu, que les vacanciers sont plus nombreux l’été à rouler de nuit. La part des trajets nocturnes en juillet et en août est ainsi supérieure jusqu'à 20 % à celle du reste de l’année. En dépit des ralentissements, contrairement à une idée reçue, le gain de temps moyen des trajets effectués de nuit en été est relativement faible par rapport à la durée totale du voyage : de 5 à 10 minutes pour un trajet de 5 heures environ, et de 10 à 20 minutes pour un trajet de plus de 8 heures.
Compte tenu du risque d’accident mortel multiplié par 4 sur autoroute, la conduite de nuit devrait nécessiter l’adoption de bonnes pratiques spécifiques pour prévenir les épisodes de somnolence.
Même si pendant l’été, les périodes continues de conduite sont plus réduites la nuit que le jour, à peine plus d’1 conducteur sur 10 s’arrêtent toutes les deux heures sur la totalité de son trajet. Ces durées de conduite prolongées peuvent être particulièrement délétères pour les automobilistes dans la mesure où elles perturbent leur rythme veille-sommeil et les exposent à des épisodes de somnolence.
« Entre 2 et 5 heures du matin, c’est le cœur de la nuit pour notre cerveau. La température interne est la plus basse et la tendance à dormir la plus forte, parfois irrépressible. C’est donc une période de grande vulnérabilité », explique le Professeur Damien Léger, chef du service au centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Cette vulnérabilité est d’autant plus inquiétante que les temps d’arrêt de nuit, de 18 minutes en moyenne, ne sont pas suffisamment longs pour permettre une pause vraiment réparatrice. Compte tenu des actions habituellement effectuées lors d’un arrêt (prise de carburant, passage aux toilettes, achat en boutique ou restauration rapide), le temps disponible pour se reposer est trop court.
Pour prévenir la somnolence au volant, de nuit comme de jour, les spécialistes du sommeil conseillent en effet un temps de repos effectif de 15 à 20 minutes, comprenant si nécessaire une courte sieste, afin de retrouver un bon niveau d’éveil. Le suivi de cette recommandation est particulièrement important entre 2 heures et 5 heures du matin, avec la nécessité de respecter un arrêt toutes les heures et demie.
Bernadette Moreau présente la nouvelle enquête de la Fondation VINCI Autoroutes
"L'été, les trajets de nuit sont 15 à 20% plus fréquents que le reste de l'année"
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"20 minutes de sieste va nous permettre de nous reposer, d'apaiser à la fois le cognitif et le physique"
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Bernadette Moreau de la Fondation VINCI Autoroutes rappelle l'importance de la pause régulière
"Si on veut faire une bonne route et préserver sa sécurité comme celle des autres, il faut savoir s'arrêter à temps"
Voir le dossier de presse de l'étude de la Fondation VINCI Autoroutes