De nombreux diagnostics de performance énergétique sont erronés
L'association de consommateurs UFC Que Choisir alerte une nouvelle fois sur la fiabilité des DPE et ses conséquences financières pour les acquéreurs.
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Le verdict est sans appel, affirme Fabrice Pouliquen : « C'est particulièrement visible pour les maisons et on peut prendre l'exemple de la Nouvelle-Aquitaine. En 2002, une maison classée F ou G se vendait, en moyenne, 22% moins cher qu'une maison équivalente, classée D. À l'inverse en Occitanie, une maison classée A ou B se vendait 15% plus cher qu'un logement équivalent classé D. » Pour l'heure, l'impact est moindre pour les appartements, mais l'écart tend, là aussi, à s'amplifier, estime-t-il : « Il n'y pas de raison que ça s'inverse au vue de l'importance prise par le DPE sur le marché immobilier pour la vente et pour la location. »
Considérant avoir acheté un bien avec DPE erroné, de plus en plus d'acquéreurs se tournent vers la justice. Pour Fabrice Pouliquen, plusieurs raisons expliquent cette situation : « Il y a des soupçons de triche contre des pots-de-vin, mais c'est un phénomène difficile à quantifier. Il y a aussi un manque de formation des diagnostiqueurs avec un modèle économique qui est à revoir. La méthode de calcul est aussi complexe et soumise à interprétation. »