Décollage vert : la décarbonation de l'aéronautique au Salon du Bourget
Le secteur aéronautique reprend des couleurs après trois années marquées par la crise COVID. L'état français souhaiterait qu'il s'engage dans le vert. Des défis industriels de taille.
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Après quatre années d'absence, le Salon du Bourget revient et le président Emmanuel Macron donne un cap clair : l'aéronautique doit travailler à sa décarbonation. Pour atteindre cet objectif, il a annoncé en marge d'une visite d'usine de l'équipementier Safran, le 16 juin, un plan de soutien massif. L'État investit 300 millions par an entre 2024 et 2030 pour que la France soit « une très grande nation de l'aéronautique qui va réussir à réconcilier l'industrie, le climat et la souveraineté ».
Un défi qui passe notamment par le développement des avions électriques ou à hydrogène pour remplacer le kérosène. On mise également sur les biocarburants, dits ‘‘carburants durables’’, produits à partir de d’huiles usagées, résidus de bois ou d'algues. Un projet d'usine de biocarburants dans les Pyrénées-Atlantiques, à Lacq, près de Pau est sur les rails. Les retombées attendues sont à la fois industrielles avec le développement d'une activité de pointe et en matière d'emplois puisque cela créerait 700 emplois directs.
Un avion commercial sur deux vendus dans le monde est conçu par Airbus, notamment en France. Mais sur un marché mondial de l'aviation dont on estime qu'il pourrait doubler d'ici 2050, la concurrence est rude et la course à l'innovation qui n'en est qu'à ses balbutiements aussi.