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Jusqu’à 10 centimes de moins sur les carburants : quand la baisse peut-elle vraiment arriver ?

Après l’annonce cette nuit d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, les marchés pétroliers ont fortement reculé. Selon Olivier Gantois, président de l’Ufip, cette détente pourrait entraîner une baisse de 5 à 10 centimes par litre dans les stations-service françaises sous un à deux jours. Les distributeurs confirment la tendance, tout en appelant à la prudence sur la stabilité des cours.

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Jusqu’à 10 centimes de moins sur les carburants : quand la baisse peut-elle vraiment arriver ?

Illustration : une station service

Les automobilistes français pourraient voir les prix des carburants baisser plus vite que prévu. À la suite de l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, les marchés pétroliers ont immédiatement réagi, entraînant une nette détente sur les cours du brut.

Interrogé par l’AFP, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Olivier Gantois, estime que cette évolution pourrait se traduire par une baisse de « 5 à 10 centimes » par litre dans les stations-service françaises, et ce « très rapidement ». Selon lui, le prix du pétrole brut a reculé « d’environ quinze dollars » après l’annonce de l’accord.

Une baisse « sous un ou deux jours »


Cette baisse pourrait être visible à la pompe dans un délai court. « Les marchés pétroliers ont réagi très rapidement », souligne Olivier Gantois, précisant que les distributeurs, qui fixent leurs prix quotidiennement, pourraient répercuter cette baisse « sous un ou deux jours ». Les cours du brut sont en effet transmis aux marchés du carburant raffiné, notamment celui de Rotterdam, référence pour les stations-service européennes.

Mais cette perspective reste conditionnée à une stabilisation durable des cours. Le président de l’Ufip rappelle que le baril évolue actuellement entre 93 et 95 dollars et que toute nouvelle tension géopolitique pourrait rapidement inverser la tendance.

Du côté de la distribution, le discours est mesuré. « Il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours », a déclaré mercredi sur TF1 le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, tout en soulignant qu’« il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser ».

Les prix restent à des niveaux élevés


Mercredi, le gazole, carburant le plus consommé en France, s’affichait en moyenne à 2,375 euros le litre, soit 65 centimes de plus que le 27 février. Le SP95‑E10 atteignait, lui, 2,021 euros le litre.

Dans le même temps, la situation reste tendue sur le terrain. Après le long week-end de Pâques, près d’une station-service sur cinq connaissait des ruptures temporaires d’au moins un carburant, en raison de « problématiques logistiques », selon le gouvernement. Sur certains axes autoroutiers, de nombreuses stations ne disposaient plus de gazole, compliquant l’approvisionnement des automobilistes malgré la perspective d’une baisse des prix.

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