ZFE version Hanoi : recul sur l’interdiction des scooters à essence au Vietnam
Confrontées à une forte opposition des usagers et à un manque d’infrastructures, les autorités de Hanoi ont réduit un projet ambitieux d’interdiction des scooters à essence. Prévu pour lutter contre une pollution chronique, le plan se limite désormais à quelques rues et créneaux horaires. Usagers, experts et responsables soulignent les obstacles techniques, économiques et sociaux d’une transition jugée trop rapide, malgré les incitations financières proposées par le gouvernement, rapporte l’AFP.
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Des milliers de scooters circulent dans le centre de Hanoi...
Face aux protestations des habitants et aux retards dans le déploiement des bornes de recharge, les autorités ont ramené le dispositif à 11 rues seulement, couvrant 0,5 km², le vendredi soir et certains week-ends. Même cette version allégée n’a pas encore été validée, la décision ayant été reportée à juin, selon l’AFP.
« Quasiment tout le monde s’oppose à l’interdiction », confie à l’AFP Phuong Anh Nguyen, 24 ans, chercheuse et propriétaire d’un scooter à essence. Bien qu’elle souffre de congestion chronique liée, selon elle, à la pollution, elle hésite à passer à l’électrique, évoquant le coût et l’absence de stations de recharge fiables.
Le gouvernement propose bien des subventions allant jusqu’à cinq millions de dongs (environ un demi‑mois de salaire moyen à Hanoi), mais l’incitation peine à convaincre. « Ce n’est pas suffisant », estime également Hanh Nguyen, 24 ans, interrogée par l’AFP, citant les risques de pannes et d’incendies de batteries. Certains immeubles de Hanoi ont même interdit les scooters électriques.