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Pétrole cher : la guerre au Moyen-Orient accélère la ruée vers l’électrique, les premiers chiffres

La flambée des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient a ravivé l’intérêt pour les véhicules électriques en Europe, selon les constructeurs interrogés par l’AFP. Stellantis, Volkswagen ou Ford y voient un regain marqué lors des journées portes ouvertes de mars. À l’échelle mondiale, le think-tank Ember estime que les véhicules électriques ont permis d’économiser 1,7 million de barils par jour en 2025…

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Pétrole cher : la guerre au Moyen-Orient accélère la ruée vers l’électrique, les premiers chiffres

La crise pétrolière relance l’intérêt mondial pour les véhicules électriques…

La guerre au Moyen-Orient, qui perturbe une part significative des exportations mondiales de pétrole, a ravivé un enjeu économique central : la dépendance au brut. Avec des prix à la pompe repartis à la hausse en Europe, les constructeurs automobiles constatent un intérêt renouvelé pour les véhicules électriques. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Stellantis observe que « le premier levier des ventes de voitures électriques, c’est le prix à la pompe », alors que leurs commandes ont bondi de 45 % lors des journées portes ouvertes de mars.

Ce phénomène local s’inscrit dans une dynamique mondiale. Selon une étude du think-tank Ember, la flotte électrique mondiale a permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils par jour en 2025, contre 1,3 million l’année précédente. Ember rappelle qu’une hausse de 10 dollars du baril alourdit la facture nette mondiale des importations de quelque 160 milliards de dollars par an, illustrant l’impact direct des tensions géopolitiques sur les économies.

Les économies varient selon les régions : la Chine, où 50 % des ventes sont déjà électriques, aurait évité plus de 28 milliards de dollars d’importations pétrolières en 2025 pour un baril à 80 dollars. L’Europe élargie (avec Royaume-Uni et Norvège) économiserait environ 8 milliards, selon les mêmes calculs.

L’ONG Transport & Environment met également en avant l’avantage financier pour les conducteurs européens, dans un contexte où l’essence frôle les 2 euros le litre. Interrogée par l’AFP, l’ONG estime qu’un automobiliste pourrait économiser 77 euros par mois en choisissant un véhicule électrique plutôt qu’un modèle thermique, même en tenant compte du coût potentiel de l’électricité.

Pour T&E, renforcer les objectifs européens de réduction du CO₂ permettrait de diminuer les importations de pétrole de 45 milliards d’euros entre 2026 et 2035, soulignant le lien étroit entre sécurité énergétique et transition automobile.

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