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Pourquoi Renault va fabriquer des drones volants ?

Renault Group participe désormais à la fabrication de drones destinés à la Défense, tout en précisant qu’il ne produit que la structure et ne devient pas un acteur militaire. L’État fait appel à son savoir‑faire industriel pour produire vite et en grande quantité si nécessaire. Renault affirme que ces projets ne détournent pas ses investissements de l’automobile.

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Pourquoi Renault va fabriquer des drones volants ?

Illustration générée par IA : des drones volants

Renault fabrique des voitures depuis plus d’un siècle, mais le constructeur se retrouve aujourd’hui impliqué dans des domaines étonnants : les drones. Ce virage intrigant pose une question simple : pourquoi un constructeur automobile se lance‑t‑il dans ce genre de projet ?

Interrogé, Renault Group rappelle d’abord qu’il ne change pas de métier. Le constructeur ne développe pas de drones militaires. Il produit uniquement leur structure, sur demande de la Direction générale de l’armement (DGA). « Si le drone devait recevoir des équipements militaires, cela se ferait après sa livraison », précise l’entreprise. Rien à voir donc avec une reconversion vers la défense : Renault met simplement à disposition son savoir‑faire industriel.

Ce savoir‑faire est justement ce que recherche l’État. Renault sait produire des objets complexes, rapidement, en grande série. C’est cette capacité, et non une expertise militaire, qui a motivé ce choix. Le pays cherche à rattraper son retard, après avoir « failli rater le virage » des drones, selon la DGA.

Renault insiste toutefois sur ses limites. Le groupe ne souhaite pas devenir un géant de la défense et ne veut pas détourner ses ressources de son cœur d’activité : l’automobile. Les projets menés doivent rester compatibles avec ses priorités industrielles et se dérouler en France, sous la supervision du ministère des Armées.

Cette diversification dépasse toutefois le seul domaine aérien. À plus long terme, Renault s’intéresse également à l’industrialisation de robots humanoïdes. Le groupe s’est allié à la start‑up française Wandercraft pour utiliser et mettre en production son robot Calvin‑40 dans certaines usines, comme à Flins. Renault y applique la même logique : mettre son expertise en production de masse au service de nouvelles technologies, sans renoncer à la voiture.

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