Sécheresse : inquiétude des centres de lavage auto
Après un été 2022 où nombre de stations de lavage avaient dû fermer pour cause de restrictions d'eau, les professionnels du secteur redoutent de subir encore les mêmes restrictions, malgré leur impact limité, selon eux, sur l'environnement.
Publié le : Mise à jour :
Fin 2022, le sénateur du Puy-de-Dôme Éric Gold avait soulevé un paradoxe dans une question écrite au gouvernement : « Alors que beaucoup [de stations de lavage] restituent 95 % de l'eau utilisée après canalisation des rejets, et que le lavage automobile représente 0,2 % de la consommation d'eau en France, elles ont dû cesser toute activité à la suite d'arrêtés préfectoraux pris au cours de l'été, dans les zones en crise. »
Qu'en est-il de l'impact réel des stations de lavage ? D'un point de vue écologique, c'est clairement le lavage fait maison qui consomme le plus d'eau, avec une consommation estimée à 300 litres d'eau, contre 170 litres pour un lavage à rouleaux et 50 litres pour un lavage haute pression.
Les principales enseignes de lavage automobile revendiquent un traitement strict des eaux usées (impossible chez un particulier), conformes aux exigences légales. Les eaux utilisées pour le lavage des véhicules doivent passer par un bac de décantation, puis être traitées dans un séparateur à hydrocarbures avant d'être rejetées dans le réseau des eaux usées (article L216-6 du Code de l'environnement).
Laver son automobile sur la voie publique est d'ailleurs interdit, pas plus que ce n'est autorisé dans son jardin (règlement sanitaire départemental). Beaucoup d'entre nous n'ont pas conscience de la pollution des nappes phréatiques par les eaux sales et chargées des composants chimiques des détergents. Ce que l'on ignore souvent aussi, c'est que l'on s'expose à une amende de 450€ et jusqu'à 75 000€ si la pollution est avérée.