ZFE : connaissance et défiance
La défiance vis-à-vis des Zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) ne cesse de croître en France, selon une étude de CSA réalisée pour la deuxième année consécutive. Les ZFE-m sont des zones où seuls les véhicules respectueux de l'environnement peuvent circuler. Avec la loi "Climat et Résilience" en cours, 40% du parc automobile devra être renouvelé d'ici 2025 pour répondre aux exigences de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Publié le : Mise à jour :
Plus la connaissance des ZFE-m augmente, plus l'opinion se durcit. Ce rejet est particulièrement fort chez les personnes dont au moins un véhicule est concerné. En effet, 49% d'entre elles y sont réfractaires, un chiffre qui grimpe à 62% chez les détenteurs de voitures Crit’Air 4,5 ou non classés. Finalement, seuls 51% des Français sont favorables aux ZFE-m, soit une baisse de 6 points par rapport à 2022.
Face à cette nouvelle réglementation, plusieurs alternatives sont envisagées par les Français impactés. Ainsi, 36% continueraient à utiliser leur véhicule, quitte à être verbalisés pour 17% ou parce qu'ils doutent de la mise en application des ZFE-m dans les 2 ans à venir pour 20%. 33% envisagent des solutions de mobilité partagée, tandis que 17% auraient l'intention d'acheter un véhicule compatible.
Enfin, l'étude a également révélé que 37% des véhicules sont impactés par les ZFE-m, un chiffre stable par rapport à 2022. Le financement est un enjeu majeur pour les personnes concernées, car un tiers d'entre elles n'ont pas le budget pour acheter un véhicule neuf ou d'occasion. Ces difficultés de financement sont encore plus prégnantes chez les propriétaires de véhicules classés Crit'Air 4,5 et non classés, tandis que 20% des Français impactés par les ZFE-m sont prêts à se passer de voiture.
Etude publiée le 7 avril 2023. L'institut CSA a interrogé un échantillon national représentatif de 10 022 français de 18 ans et + entre le 9/1/2023 au 1/2/2023.