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Aides à la conduite : quand la technologie devient dangereuse

date 20/02/2025 - 16:46 | micro_reportage Sébastien Dath
Depuis juillet 2024, le règlement GSR 2 impose une vingtaine d’aides à la conduite sur les véhicules neufs. Si certaines sont jugées efficaces, d’autres, comme l’aide au maintien dans la file, posent problème. L’Automobile Magazine a mené une enquête auprès de conducteurs et pointe des dysfonctionnements qui, dans certains cas, pourraient être dangereux.
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© Adobe Stock 
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 Aides à la conduite : quand la technologie devient dangereuse
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Depuis l’été 2024, les véhicules neufs doivent intégrer de nombreuses aides à la conduite obligatoires, conformément au règlement européen GSR 2. Parmi elles, l’aide au maintien dans la file, censée corriger automatiquement les trajectoires pour éviter les sorties de route. Mais dans la pratique, cette assistance est loin de faire l’unanimité. « Le principe est simple : une caméra détecte les bandes blanches et corrige la trajectoire du véhicule en cas de dérive », explique Christophe Congrega, journaliste à L’Automobile Magazine. « Sur autoroute, cela peut réveiller un conducteur assoupi et éviter un accident. Mais en usage quotidien, notamment en milieu urbain, les limites de ce système apparaissent très vite. »

Deux situations posent particulièrement problème. D’abord, sur route secondaire, où les conducteurs ont l’habitude d’adoucir leurs trajectoires dans les virages pour éviter d’incommoder leurs passagers. « La voiture interprète cela comme une sortie de file et corrige brutalement, ce qui peut être surprenant », précise le journaliste. Ensuite, sur le périphérique et en circulation dense, notamment avec l’autorisation de la circulation inter-files des deux-roues. « Quand on serre à gauche pour laisser passer une moto, le système peut forcer un retour vers la droite… exactement là où passe le motard ! », alerte-t-il.

Face à ces dysfonctionnements, les autorités commencent à se pencher sur la question. Des constructeurs sont pointés du doigt, notamment MG, dont le modèle MG4 est critiqué pour ses corrections particulièrement brutales. « Il y a déjà eu plusieurs mises à jour et une quatrième est en préparation », indique Christophe Congrega. Un sondage réalisé par L’Automobile Magazine montre également un rejet massif de ces aides à la conduite trop intrusives. « Moins d’un tiers des conducteurs jugent l’aide au maintien dans la file et l’alerte de survitesse utiles », révèle le journaliste. En revanche, d’autres dispositifs comme l’alerte d’angle mort ou le contrôle de pression des pneus sont bien perçus par les automobilistes.

Les constructeurs vont devoir affiner ces technologies pour les rendre plus adaptées aux réalités de la route. « Aujourd’hui, ces aides sont censées nous assister, mais dans certains cas, elles peuvent nous mettre en danger », conclut Christophe Congrega. Un paradoxe qui pousse de plus en plus d’automobilistes à les désactiver dès qu’ils prennent le volant.
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