Ces vibrations qui préviennent les sorties de voie sur autoroute

Présentes sur les autoroutes entre la voie de droite et la bande d'arrêt d'urgence, les barrettes et engravures ont pour rôle d'alerter les conducteurs qui quittent involontairement leur voie. Grâce à des vibrations et des sons calibrés, ces aménagements contribuent à réduire le risque d'accident. Le Cerema recommande désormais d'étendre leur usage au réseau secondaire.

Publié le :

Ces vibrations qui préviennent les sorties de voie sur autoroute
1:26

Les barrettes permettent de créer une vibration qui alerte les conducteurs.

Image d'illustration
Ce bruit sourd accompagné d'une vibration est bien connu des automobilistes. Lorsqu'un véhicule empiète sur la bande d'arrêt d'urgence, des aménagements spécifiques permettent d'alerter immédiatement le conducteur afin qu'il corrige sa trajectoire.

Obligatoires sur autoroute depuis 2012, ces dispositifs existent sous deux formes. « On va avoir d'une part ce qu'on appelle des barrettes, en fait ce sont des petits dispositifs en relief. Et puis aussi ce qu'on appelle des engravures, ce sont des rainures creusées dans la chaussée derrière le marquage », explique Mathieu Holland, référent au Cerema, l'établissement qui élabore des recommandations techniques pour les infrastructures de transport.

Selon lui, les engravures sont réservées aux autoroutes : « Ce qu'il faut savoir, c'est que ces engravures, on les retrouve exclusivement sur autoroute, du côté de la bande d'arrêt d'urgence. »

Leur implantation répond à des critères précis. Les barrettes et engravures sont espacées de 75 centimètres afin de produire une vibration régulière. Les fréquences générées se situent entre 63 et 125 hertz, un niveau étudié pour être clairement perçu par les usagers. « Toutes ces règles techniques visent à assurer un signal et une vibration qui soient perceptibles par l'ensemble des usagers pour bien les alerter », souligne Mathieu Holland. « À l'inverse, elles doivent aussi garantir que la contrainte vibratoire reste naturelle. L'objectif est d'alerter l'usager sans être de nature à le déséquilibrer ou à le mettre davantage en danger. »

Le Cerema plaide aujourd'hui pour l'installation de ces dispositifs sur le réseau secondaire, notamment au centre de la chaussée. Cette solution pourrait permettre de réduire le nombre de collisions frontales. D'après les estimations de l'organisme, entre 500 et 800 vies pourraient être sauvées chaque année grâce à ce type d'aménagement.
00:00 / 00:00

Flux RSS

Partager cet article

À découvrir sur le même thème