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Complémentaires santé : peut-on contester la hausse des cotisations ?

Bien qu'une disposition de la loi de financement de la Sécurité sociale interdise toute hausse des tarifs des complémentaires santé pour 2026, de nombreux assurés ont déjà reçu une augmentation de 4 à 5% annoncée en fin d’année dernière. L’UFC-Que Choisir leur conseille de contester cette hausse par écrit.

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Complémentaires santé : peut-on contester la hausse des cotisations ?
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Les hausses de cotisations interrogent alors qu’une loi est censé en interdire l’augmentation.

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Vous avez eu la mauvaise surprise de voir vos cotisations augmenter? L'association de consommateurs vous encourage à contester par courrier et met à votre disposition, sur son site internet, une lettre type de réclamation. Noé Bauduin, chargé d'études à l'UFC-Que Choisir rappelle que l’interdiction de la hausse des cotisations est inscrite dans la loi de finances de la Sécurité sociale : « On pensait que l'amendement gelant les tarifs allait être censuré par le conseil constitutionnel en début d'année mais ça n'a pas été le cas. » Résultat : les tarifs des cotisations des complémentaires santé pour l'année 2026 ne doivent pas augmenter.

Dans les faits, ce verrou n’a pas empêché les mutuelles d’appliquer leurs augmentations, annoncées chaque année en novembre ou décembre : « On a une augmentation qu’on estime de l’ordre de 4 ou 5%. » Cette tendance n’est pas nouvelle. Sur les trois dernière années, l’UFC-Que Choisir observe une progression d'environ 25% des cotisations, bien supérieure à l’évolution générale de l’inflation. Noé Bauduin évoque un rapport de la DREES montrant que «  les augmentations de cotisations sont plus importantes que les hausses de dépenses ». Selon lui, les marges des complémentaires continuent de progresser.

Face à cette situation, l’association incite les assurés à agir. Quant aux complémentaires santé, elles contestent désormais la validité de l'amendement. Elles ont déposé une question prioritaire de constitutionnalité visant à faire invalider cet article de la loi et engagé un recours en justice.
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