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La déferlante des aliments hyperprotéinés : ce que cachent vraiment ces produits

Barres chocolatées, lait, pâtes, yahourts, saucisson : les produits enrichis en protéines se multiplient en supermarché. Qui en a réellement besoin ? Pour notre partenaire, l'UFC-Que Choisir, la plupart des Français consomment déjà trop de protéines. Surtout, ces produits sont souvent ultra-transformés, mal notés sur le Nutri-Score et vendus beaucoup plus chers.

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La déferlante des aliments hyperprotéinés : ce que cachent vraiment ces produits
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Les produits hyperprotéinés envahissent les rayons, mais leur intérêt nutritionnel est discutable.

© Adobe Stock - Olivier Le Moal
Logo partenaire Que Choisir
Les produits hyperprotéinés ne se cantonnent plus aux rayons dédiés aux sportifs et se déclinent désormais dans presque tous les rayons. Lors d’une enquête menée dans 9 hypermarchés et supermarchés, Elsa Abdoun, journaliste au magazine Que Choisir indique avoir « identifié plus de 150 références » et en avoir acheté une centaine pour les analyser. Au départ, le marketing visait surtout un public masculin amateur de musculation mais le ciblage s’est élargi.

Pourtant, rappelle Elsa Abdoun, « pour la plupart des Français on a absolument pas besoin de plus de protéines, on en consomme plus de 2 fois nos besoins ». L’excédent est simplement éliminé par les urines et ne fait pas, à lui seul, croître les muscles, sauf en cas de musculation très intensive. Seuls certains publics (sportifs très assidus, personnes âgées fragiles, personnes végétaliennes ou suivant un régime amaigrissant mal équilibré) doivent surveiller leurs apports en protéines. Mais les produits hyperprotéinés présentent de nombreux inconvénients.

« La très grande majorité des produits qu’on a regardés ne sont absolument pas recommandables », souligne la journaliste. Beaucoup affichent un mauvais Nutri-Score car ils sont très sucrés, gras ou salés, et souvent ultra-transformés. C’est le cas de pâtes ou de lait enrichis en protéines : des aliments simples deviennent des produits industriels complexes.

Enfin, le surcoût est loin d’être négligeable. Le consommateur paye souvent cher quelques grammes de protéines supplémentaires, alors « qu’une simple poignée d’amandes apporte autant, pour un prix moindre et avec un profil nutritionnel plus sain », conclut Elsa Abdoun.
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