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Riz français : qualité, diversité et production locale

La Camargue produit 40 000 tonnes de riz par an, soit 10% de la consommation nationale. Cette production locale, protégée par une indication géographique, propose une grande diversité et se distingue par des pratiques raisonnées, malgré quelques traces de pesticides relevées par l'association de consommateurs.

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Riz français : qualité, diversité et production locale
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Le riz de Camargue incarne une alternative aux riz importés.

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En France, le riz consommé ne vient pas uniquement d’Asie ! En Camargue, territoire emblématique du delta du Rhône, « 160 riziculteurs maintiennent une production répartie sur 12 000 hectares » explique Elsa Casalegno, journaliste au magazine Que Choisir. Cette culture, implantée durablement après 1945 grâce au plan Marshall, s’est imposée comme un pilier agricole et écologique. Aujourd’hui, elle bénéficie d’une indication géographique protégée (IGP), garantissant un niveau de qualité reconnu.
Contrairement aux riz asiatiques, souvent critiqués pour l’usage intensif de pesticides, la riziculture camarguaise se veut raisonnée.

« Sur les dix références de riz de Camargue analysées, nous n’avons trouvé que des traces dans une seule », précise Elsa Casalegno. L'IGP n'interdit pas l'usage de pesticides mais les riziculteurs se savent sous surveillance et expérimentent des alternatives : phytoremédiation pour dépolluer l’eau, traitements localisés par drone et variétés plus tolérantes à la salinité. Ces efforts visent à concilier productivité et respect de l’environnement. Toutefois, la présence d’un synergisant, molécule amplifiant l’action des pesticides, interroge encore les chercheurs.

Au-delà de la qualité, la diversité est un atout majeur : riz longs parfumés, riz pour risotto, riz rouges ou noirs… Une palette qui rivalise avec les variétés importées. Accessible dans les rayons des grandes surfaces partout en France, ce riz se décline en bio ou en conventionnel, sous marques distributeurs ou marques propres. « 10% de la consommation, c’est loin d’être marginal », souligne Elsa Casalegno.
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