Prendre rendez-vous chez un dermatologue devient mission impossible en 2026
Selon une enquête menée par les associations locales de l'UFC-Que Choisir, trouver un dermatologue relève toujours du défi. Plus de 700 cabinets ont été contactés : seuls 18% ont accepté de donner un rendez-vous, souvent à plus de 3 mois. La baisse du nombre de spécialistes, les inégalités territoriales et l’essor des actes esthétiques aggravent la situation, alors même que les cancers de la peau progressent fortement.
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Obtenir un rendez-vous en dermatologie reste extrêmement difficile en ce début d’année.
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Sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne, la situation demeure bloquée : nombreux cabinets affichent ‘‘ne prend pas de nouveaux patients’’ ou aucune disponibilité visible. Le téléphone ne résout pas le problème. Selon l’enquête, « dans la moitié des cas, l’appel n’aboutit pas ». Lorsque le contact est établi, seuls 18% des cabinets acceptent de proposer un rendez-vous. Dans les 82% restants, aucune solution n’est possible. Et quand une date est obtenue, l’attente dépasse très souvent les 3 mois. « Dans certains départements, cela peut aller jusqu’à 9 mois », rapportent également les médecins hospitaliers interrogés.
La situation risque encore de se dégrader dans les prochaines années. Selon la Société française de dermatologie, près de 40% des praticiens cesseront leur activité d’ici 2030, essentiellement pour partir à la retraite. La situation est d’autant plus préoccupante que les cancers de la peau progressent rapidement. Un autre élément pèse lourd : l’importance des actes esthétiques dans l’activité quotidienne. Plusieurs acteurs proposent de revaloriser la dermatologie médicale pour rééquilibrer l’offre, mais les pistes concrètes restent limitées.