Droits de douane : l’industrie automobile face au choc Donald Trump
date 04/04/2025 - 17:50 | micro_reportage La rédaction avec AFP
Les constructeurs automobiles doivent s’adapter aux surtaxes de 25% imposées par le président américain sur les voitures importées aux USA. Hausses de prix, mises en pause de production et réorganisation des chaînes de fabrication se multiplient. Certains constructeurs misent sur une relocalisation aux États-Unis, tandis que d’autres suspendent certains modèles ou augmentent leurs tarifs.

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Depuis le 3 avril, les États-Unis appliquent une surtaxe de 25% sur les voitures importées, une mesure imposée par Donald Trump pour favoriser la production locale. Cette taxe concerne près de 7,3 millions de véhicules par an et risque de bouleverser profondément le marché américain et même au-delà jusque sur le vieux continent.
Les premières conséquences de cette guerre commerciale se font déjà sentir. Volkswagen a annoncé une hausse des prix sur les véhicules importés d’Europe et du Mexique, tandis que Ferrari a appliqué une augmentation allant jusqu’à 10% sur certains modèles. Selon Bank of America, les prix pourraient grimper de 4 500 à 10 000 dollars par véhicule, impactant directement les consommateurs américains, qui se sont précipités en concessions avant l’entrée en vigueur des taxes.
Les constructeurs américains et japonais, très dépendants des usines mexicaines et canadiennes, sont particulièrement touchés. Stellantis a décidé de suspendre son usine Chrysler de Windsor au Canada, affectant 4 000 salariés. Nissan, de son côté, a choisi de retirer du marché américain ses modèles Infiniti QX50 et QX55, produits au Mexique.
Face à ce bouleversement, plusieurs constructeurs réfléchissent à produire davantage aux États-Unis. Nissan, qui envisageait d’arrêter la production du SUV Rogue dans le Tennessee, a finalement décidé de la maintenir. Volvo prévoit d’augmenter la production en Caroline du Sud et pourrait y assembler un nouveau modèle.
Cependant, cette relocalisation prendra du temps. Bank of America estime qu’un million de véhicules supplémentaires pourraient être produits sur le sol américain, mais le recrutement d’ouvriers qualifiés reste un défi. L’objectif de Donald Trump est clair : contraindre les constructeurs à fabriquer localement. Mais entre restructurations et incertitudes économiques, l’avenir du marché automobile américain s’annonce mouvementé.
Les premières conséquences de cette guerre commerciale se font déjà sentir. Volkswagen a annoncé une hausse des prix sur les véhicules importés d’Europe et du Mexique, tandis que Ferrari a appliqué une augmentation allant jusqu’à 10% sur certains modèles. Selon Bank of America, les prix pourraient grimper de 4 500 à 10 000 dollars par véhicule, impactant directement les consommateurs américains, qui se sont précipités en concessions avant l’entrée en vigueur des taxes.
Les constructeurs américains et japonais, très dépendants des usines mexicaines et canadiennes, sont particulièrement touchés. Stellantis a décidé de suspendre son usine Chrysler de Windsor au Canada, affectant 4 000 salariés. Nissan, de son côté, a choisi de retirer du marché américain ses modèles Infiniti QX50 et QX55, produits au Mexique.
Face à ce bouleversement, plusieurs constructeurs réfléchissent à produire davantage aux États-Unis. Nissan, qui envisageait d’arrêter la production du SUV Rogue dans le Tennessee, a finalement décidé de la maintenir. Volvo prévoit d’augmenter la production en Caroline du Sud et pourrait y assembler un nouveau modèle.
Cependant, cette relocalisation prendra du temps. Bank of America estime qu’un million de véhicules supplémentaires pourraient être produits sur le sol américain, mais le recrutement d’ouvriers qualifiés reste un défi. L’objectif de Donald Trump est clair : contraindre les constructeurs à fabriquer localement. Mais entre restructurations et incertitudes économiques, l’avenir du marché automobile américain s’annonce mouvementé.