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Tempo 110

Nathalie Stutzmann met à l'honneur les voix du 18e siècle

date 20/01/2021 - 10:35 | micro_reportage Charlotte Latour
Des chanteuses aux voix graves tombées dans l’oubli. Au 18e siècle, quand un castrat n’était pas disponible pour un opéra, on faisait appel à une contralto. Nathalie Stutzmann rend hommage à ces femmes de l'ombre sur son nouvel album « Contralto » paru chez Erato.
illustration de Nathalie Stutzmann met à l'honneur les voix du 18e siècle
© Parlophone Records Ltd 
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 Nathalie Stutzmann met à l'honneur les voix du 18e siècle
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« Les gens sont parfois plus épatés par une note aiguë que par une note très grave alors que la difficulté et la rareté sont la même, mais c'est plus spectaculaire » constate la chanteuse et cheffe d'orchestre. Son nouvel album « Contralto » vient de paraître.

Dans la musique classique européenne, un contralto est le type de voix féminine dont la tessiture est la plus grave. Nathalie Stuzmann, qui possède elle aussi ce timbre de voix rare, consacre un album à ces chanteuses oubliées du XVIIIème siècle. Des femmes de l'ombre chargées de remplacer les stars de l'époque, les castrats. « Elles étaient déjà dans l'ombre comme beaucoup de femmes l'ont été pendant des siècles, tout simplement parce que les castrats fascinaient, de par leur spécificité de castration physique qui en faisaient des phénomènes tout à fait étonnants. Et puis ils étaient depuis leur plus jeune âge soutenus par des gens très riches. Il y avait beaucoup d'argent qui circulait. Les castrats étaient payés des fortunes, beaucoup plus que les contraltos » souligne Nathalie Stuzmann.

Née dans une famille d'artistes lyriques, son père était baryton et sa mère soprano lyrique, Nathalie Stutzmann est la cheffe principale de l'Orchestre symphonique de Kristiansand en Norvège et depuis décembre dernier, cheffe invitée principale de l’Orchestre de Philadelphie. Une artiste accomplie, chanteuse à la voix de contralto saluée par ses pairs et à la carrière prolifique d'une soixantaine d'enregistrements. Ce disque « Contralto » marque la dernière production de son orchestre Orfeo 55.

« Au XVIIIème siècle, il n'y avait pas de souci de genre. Les femmes chantaient les rôles d'hommes, les hommes chantaient des rôles de femmes, ça ne posait aucun problème à personne » ajoute la chanteuse et cheffe d'orchestre. Dans l'ombre des castrats, certains grands compositeurs comme Antonio Vivaldi, Georg Friedrich Haendel ou Nicola Porpora ont, tout de même, consacré des œuvres remarquables aux chanteuses contraltos. « Elles étaient traitées comme des seconds couteaux alors qu'elles ne l'étaient pas pour certains compositeurs et c'est ce qui m'a aussi donné l'idée de ce disque. Quand j'ai retrouvé certains airs, j'ai découvert que cela avait été écrit spécialement pour une voix de contralto par le compositeur et j'ai trouvé cela très intéressant ».
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