Yaron Herman improvise
Rien n’était écrit avant l’enregistrement en studio. Le musicien a laissé venir à lui les notes sur son 11e album, paru sur le label Naïve.
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Sur « Alma », le pianiste s'inscrit dans une tradition musicale pratiquée jusqu'à la fin du XVIe siècle où l'improvisation était au cœur de la pratique. Plus tard, de Bach à Chopin en passant par Beethoven, ils ont été nombreux à inventer des harmonies dans l'instant : « Improviser, c'est être à la recherche du flow, rentrer en studio sans avoir préparé quoi que ce soit, s'asseoir en silence, fermer les yeux, attendre que quelque chose apparaisse et partir, c'est vraiment jouer la musique de l'instant ! »
Plus jeune, avant de pratiquer le piano, Yaron Herman était un fou de basket. Promis à une brillante carrière, une blessure au genou le contraint à mettre un terme à ses rêves de sportif, à l'âge de 16 ans. Il se plonge alors dans la musique et se tourne vers le piano avec un professeur pas comme les autres, Opher Brayer : « Il a fait naître une passion en moi. Il a vu que je connaissais le mot effort. Quand j'étais basketteur, on s’entraînait quatre fois par semaine, il savait que je n'avais pas peur d'y passer du temps, de faire face aux obstacles et aux échecs. Il m'a fait aimer apprendre... Peut-être plus d'ailleurs que le résultat. »
C'est ce travail qui l'amène aujourd'hui à cet album, publié sur le label Naïve.