Corridor de sécurité : le message de Julie et Johan aux conducteurs

Inscrit dans le Code de la route depuis 2018, le corridor de sécurité impose aux conducteurs de ralentir et de s’écarter lorsqu’ils approchent d’un véhicule immobilisé ou en intervention. Julie et Johan, patrouilleurs autoroutiers, constatent que cette règle n’est pas toujours respectée et racontent les situations dangereuses auxquelles ils ont déjà été confrontés sur le terrain.

Publié le :

Corridor de sécurité : le message de Julie et Johan aux conducteurs
1:53

Un véhicule d’intervention est arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence.

© VINCI Autoroutes
Dans le cadre de la semaine « Tous patrouilleurs », Julie et Johan racontent leur métier et les réalités auxquelles ils sont confrontés chaque jour sur le réseau autoroutier.

Sur l’autoroute, quelques mètres peuvent faire toute la différence. Pour les patrouilleurs, les dépanneurs ou les secours, le corridor de sécurité constitue l’une des protections les plus importantes lors d’une intervention.

Julie le résume simplement : lorsqu’un véhicule d’intervention est arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence, les automobilistes doivent ralentir, signaler leur manœuvre et se déporter lorsque les conditions de circulation le permettent afin de laisser un espace de sécurité.

Sur le terrain, cette règle est appliquée de façon inégale. « Il y en a qui jouent le jeu, qui vont se décaler, il y en a des fois qui passent près », témoigne la patrouilleuse. Après un an d’expérience sur l’autoroute, elle se souvient notamment d’un poids lourd passé à proximité de son fourgon. « Heureusement que je l’ai vu, j’ai pu me mettre en sécurité derrière les glissières. » Un épisode qui l’a marquée par sa dangerosité.

Johan partage ce constat. Il rappelle que le corridor de sécurité ne concerne pas uniquement les véhicules d’intervention mais aussi tout usager en panne ou immobilisé sur la bande d’arrêt d’urgence. Selon lui, l’objectif est de créer une zone de protection pour toutes les personnes présentes à proximité des voies de circulation.

Lorsque cette règle n’est pas respectée, les agents ressentent parfois le souffle des véhicules lancés à grande vitesse. « Quand ce n'est pas respecté, le souffle des véhicules, c’est vrai qu’on le ressent », explique Johan. Une sensation qui rappelle la proximité du danger lors de certaines interventions.

Le patrouilleur attire également l’attention sur les « trains routiers », ces files de poids lourds circulant à faible distance les uns des autres. D’après lui, lorsqu’un premier camion se décale pour contourner une intervention, les suivants ne disposent parfois de pas assez de temps ou d’espace pour reproduire la manœuvre. Il invite donc les chauffeurs à maintenir des distances de sécurité suffisantes.

Tous deux adressent finalement le même message aux conducteurs : ralentir, rester attentifs et s’écarter dès que possible. Une action simple qui peut éviter un accident et protéger ceux qui travaillent quotidiennement au bord des voies.
00:00 / 00:00

Écouter l'interview de Julie

00:00 / 00:00

Écouter l'interview de Johan

Partager cet article

À découvrir sur le même thème