De la Marine nationale aux interventions sur l’autoroute A9 : le parcours de Julie patrouilleuse
Ancienne engagée dans la Marine nationale, Julie exerce aujourd’hui le métier de patrouilleuse sur l’autoroute A9. Interrogée par Mathilde Ferrière du 107.7, elle évoque sa reconversion, ses débuts sur le réseau autoroutier et les situations marquantes rencontrées en un an de patrouille, dont un bateau tombé d’une remorque et immobilisé sur les voies.
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Avant d’enfiler son gilet jaune et de prendre place dans son fourgon, Julie a connu une tout autre carrière. La jeune femme a passé cinq ans dans la Marine nationale avant d’entamer une reconversion professionnelle qui l’a conduite vers le métier de patrouilleuse autoroutière.
« J’ai fait cinq ans dans la Marine nationale », explique-t-elle au micro de Mathilde Ferrière. Après cette première expérience, elle suit une formation en contrat professionnel avant de rejoindre le sud de la France. « Là, c’est bon, je reste dans le sud pour l’instant », confie-t-elle.
Si elle a choisi cette voie, c’est avant tout pour sa dimension humaine : « C’est un métier qui m’intéressait beaucoup, être à l’écoute des personnes, aller les aider, les mettre en sécurité, les rassurer pour n’importe quel événement. »
Ses premiers pas sur l’autoroute restent un souvenir marquant. « Le premier jour, c’est quand même stressant », reconnaît Julie. Lorsqu’on découvre cet univers, « c’est compliqué quand on vient de l’extérieur » et qu’on ne connaît de l’autoroute que l’expérience d’automobiliste. Avec le temps, néanmoins, « à force de faire des patrouilles, on s’habitue à tout ça ».
Après environ un an sur l’A9, entre Montpellier et Agde, certaines interventions lui reviennent immédiatement en mémoire. L’une d’elles concerne « un bateau qui est tombé de la remorque et qui s’est mis sur les trois voies », raconte-t-elle. Une scène inhabituelle qui l’a surprise. « Pour le coup, ça fait bizarre », admet-elle, tout en soulignant que la gendarmerie était déjà sur place pour assurer la circulation.
Ce qui la motive aujourd’hui reste la diversité des situations rencontrées. « Il y a tellement de choses différentes. On ne sait pas à quoi s’attendre le matin quand qu’on prend le poste », explique-t-elle. Son aspect préféré du métier demeure le contact avec les conducteurs. « Ce que je préfère dans mon métier, c’est vraiment d’aller au contact des clients, d’aller les sécuriser, leur demander ce qui se passe et de les rassurer. »