Heurts de fourgons : le risque permanent des patrouilleurs autoroutiers
Qu'il s'agisse d'un quasi-accident ou d'un fourgon percuté, Julie et Johan connaissent la réalité des dangers auxquels sont confrontés les agents routiers. Les deux patrouilleurs racontent des situations marquantes vécues sur autoroute et lancent le même message aux conducteurs : respecter le corridor de sécurité et rester pleinement attentifs au volant.
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Des fourgons de l'exposition "Quand allez-vous percuter ?"
© VINCI AutoroutesSur l'autoroute, chaque intervention comporte une part de risque. Julie et Johan, deux patrouilleurs autoroutiers, en ont fait l'expérience à des degrés différents.
Julie n'a jamais connu de heurt de fourgon, mais elle se souvient d'une situation qui l'a particulièrement marquée. Lors d'une intervention sur la bande d'arrêt d'urgence, elle a vu un poids lourd se rapprocher dangereusement d'elle. « La première réaction que j'ai eue, c'était de me mettre en sécurité derrière les glissières », raconte-t-elle. Un réflexe acquis au fil des formations et des interventions.
La jeune femme garde également en mémoire l'accident vécu par l'un de ses collègues. Son fourgon a été percuté alors qu'il se trouvait, avec des usagers, derrière la glissière de sécurité pour finaliser des formalités. « En moins de deux minutes, il aurait pu très bien retourner à son fourgon », souligne-t-elle, consciente que l'issue aurait pu être bien différente.
Pour Johan, le danger est devenu une réalité le 16 mars lors d'une intervention sur l'A10. Après une crevaison, son équipe immobilise le fourgon sur la bande d'arrêt d'urgence, active la signalisation et se met à l'abri. Quelques minutes plus tard, un poids lourd se déporte de sa trajectoire et percute la remorque.
« On lui fait des signes et des signes et il voit au dernier moment notre fourgon », se souvient-il. Si aucun blessé n'est à déplorer, l'événement laisse une trace. « Ça reste toujours un choc psychologique. C'est toujours un choc d'entendre son fourgon se faire broyer. »
Les deux patrouilleurs identifient plusieurs facteurs de risque : l'inattention, les écrans, la fatigue ou encore la méconnaissance des règles de circulation à proximité des véhicules d'intervention. Johan vise notamment « les distracteurs » que sont les téléphones et certains outils de navigation.
Leur message aux conducteurs est simple. Julie rappelle que les agents routiers « ne sont pas des robots » et qu'ils interviennent pour protéger les usagers. De son côté, Johan résume en quelques mots la consigne essentielle : « Respectez le corridor de sécurité s'il vous plaît » et laissez « vos portables et vos GPS de côté » pendant la conduite.
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