GPS, SMS, téléphone au volant : ce que voient les patrouilleurs sur l’autoroute

Téléphone en main, regard fixé sur un GPS ou attention détournée de la route : Johan et Julie constatent quotidiennement des comportements à risque sur autoroute. Les deux patrouilleurs rappellent qu’à 130 km/h, quelques secondes d’inattention peuvent suffire à provoquer un accident et appellent les conducteurs à rester pleinement concentrés sur leur trajet.

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GPS, SMS, téléphone au volant : ce que voient les patrouilleurs sur l’autoroute
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"On voit tous les jours des clients au téléphone ou regarder leur portable ou un texto".

Dans le cadre de la semaine « Tous patrouilleurs », Julie et Johan racontent leur métier et les réalités auxquelles ils sont confrontés chaque jour sur le réseau autoroutier.

Depuis leurs fourgons d’intervention, Johan et Julie disposent d’un point d’observation privilégié sur les comportements des conducteurs. Et lorsqu’ils entendent que 77 % des Français utilisent leur téléphone ou programment leur GPS en conduisant, ils ne tombent pas des nues.

« On voit tous les jours des clients au téléphone ou regarder leur portable ou un texto », constate Johan. Selon lui, beaucoup d’automobilistes minimisent encore les risques en expliquant qu’ils n’en ont « que pour deux secondes ». Un argument qu’il juge trompeur. À vitesse autoroutière, quelques secondes les yeux baissés peuvent suffire pour ne plus avoir le temps de réagir face à un obstacle ou à un événement imprévu.

Pour les patrouilleurs, certains signes ne trompent pas. Johan observe régulièrement des véhicules qui dévient légèrement de leur trajectoire, mordent la bande d’arrêt d’urgence puis se rabattent brusquement. Des comportements souvent révélateurs d’une distraction.

Julie partage le même constat. « On a tous été tentés de regarder le téléphone au volant », reconnaît-elle. Mais celle qui intervient quotidiennement auprès des usagers rappelle qu’un accident peut survenir très rapidement. Selon elle, mieux vaut s’arrêter quelques minutes pour répondre à un appel ou à un message plutôt que de prendre le risque de mettre sa vie ou celle des autres en danger.

Les deux agents soulignent également que le téléphone n’est pas le seul facteur de distraction. Julie évoque aussi l’alcool et les stupéfiants, auxquels elle a déjà été confrontée lors de certaines interventions après accident.

Leur message est sans ambiguïté. Les réglages du GPS doivent être effectués avant le départ et le téléphone laissé de côté pendant le trajet. Comme le résume Johan : « Le texto peut attendre. »
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