Fin de vie pour les super-diesels
Encensés durant des décennies, ces moteurs performants et leur carburant sont aujourd’hui cloués au pilori.
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Sur ce sujet, Pierre Lefebvre, rédacteur en chef adjoint du mensuel, explique tout d’abord ne pas vouloir aborder la question avec une vision manichéenne des choses : « Il faut séparer le grain de l’ivraie, il faut savoir que le diesel est un carburant qui permet d’émettre moins de CO₂ qu’un moteur essence […] et le diesel surtout posait de très nombreux problèmes notamment en ville pour des émissions de particules fines, mauvaises pour la santé. »
Pierre Lefebvre rappelle que l’affaire du « Dieselgate avec Volkswagen » a également été un facteur d’accélération de « la baisse d’intérêt de considération pour ce carburant il y a quelques années ». Cependant, il précise que, dans le même temps et de manière paradoxale, « le législateur européen a beaucoup fait pour que le diesel soit moins émetteur de particules avec des normes plus restrictives ». Des décisions qui, selon lui, font actuellement du super-diesel « une motorisation qui est quasiment aussi propre que l’essence ».
Ainsi, si Pierre Lefebvre considère que les citadines circulant au gazole sont à terme condamnées, il affirme néanmoins « que pour les gens qui roulent énormément, le diesel reste la solution pour rouler de la façon la plus économique et surtout avoir l’autonomie la plus longue ».