Fouilles archéologiques : les étapes avant un chantier autoroutier
Avant de lancer de grands travaux autoroutiers, un protocole strict est suivi pour rechercher d’éventuels vestiges. Définition du périmètre, diagnostic, préparation du terrain et éventuelles fouilles : détail des étapes prescrites par les services de l'État.
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Une fois les autorisations obtenues, les archéologues fouillent le sol à la pelle mécanique.
© VINCI Autoroutes - Jean-François BadiasUne fois cette étape administrative passée, les équipes préparent le terrain pour permettre l’intervention des archéologues. « On doit déboiser, débroussailler, évacuer les murets, les clôtures, évacuer les déchets », explique Sarah Corpard. L’objectif est de « mettre le sol à nu pour qu'ils puissent intervenir dans de meilleures conditions ».
Contrairement aux représentations habituelles, les archéologues ne commencent pas immédiatement avec des outils fins. Sarah Corpard rappelle qu’ils interviennent « plutôt à la pelle mécanique », en ouvrant « des tranchées de 20 à 25 mètres de long sur l'épaisseur de la terre végétale ». Un rapport est ensuite transmis à la DRAC, qui décide alors si une phase de fouille archéologique complète est nécessaire.
Certaines découvertes peuvent être remarquables. Près d’Aix-en-Provence, sur le réseau Escota-VINCI Autoroutes, le squelette fossilisé d'un dinosaure a été retrouvé en 2009. Les paléontologues l’ont baptisé ‘‘Arcovenator Escotae’’ en référence à la société d'autoroutes.