Y-a-t-il une marge d’erreur pour les contrôles d’alcoolémie ?
À l’instar des contrôles de vitesse, existe-t-il une marge d’erreur pour les contrôles d’alcoolémie ?
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Notre expert en droit routier rappelle tout d’abord le principe de base : « Quand on mesure certaines infractions, chaque appareil a une marge d’erreur ».
Pour la vitesse par exemple, notre conseiller juridique explique que « les radars ont une marge d’erreur de 5% ». Cette dernière est d’ailleurs prévue dans le cahier des charges des pouvoirs publics dans leur appel d’offre aux fabricants.
Et concernant les éthylomètres, « c’est exactement la même chose que pour un cinémomètre radar » selon Me de Caumont. Le bémol, d’après lui, c’est que les autorités n’avaient pas demandé aux forces de l’ordre d’en tenir compte.
Or, cette précision à 5%, cette marge d’erreur, aurait pu permettre à certains automobilistes de passer d’une infraction délictuelle à une infraction contraventionnelle, voire d’éviter la sanction en passant sous le seuil autorisé.
Notre avocat spécialisé dans la défense des automobilistes explique que la Cour de Cassation a définitivement tranché la question et donc désormais « il en est pour les alcoolémies comme pour les excès de vitesse, il y a une marge d’erreur ».
Maître de Caumont précise enfin qu’à la suite de cette décision on devrait logiquement voir apparaître prochainement sur les formulaires officiels les notions « alcoolémie relevée et alcoolémie retenue ».