Les afficheurs de messages et d’émojis sont-ils autorisés ?
C'est une nouvelle tendance : Puis-je installer un panneau lumineux à messages variables à l’arrière de mon véhicule ?
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À cette interrogation, Maître Éric de Caumont répond tout d’abord que « comme pour beaucoup d'innovations, ce qui a été le cas il y a 10 ans avec le téléphone portable par exemple, la réglementation ne prévoit pas l’évolution de la technologie ». Ainsi, explique notre avocat spécialisé dans la défense des automobilistes : « On va, comme le font toujours dans ces cas-là les forces de police puis les tribunaux après, se poser la question de savoir si ce comportement peut rentrer dans le cadre d’autres prescriptions, interdictions, sanctions, répressions , prévues par le code de la route. »
Concernant notre sujet du jour, Maître de Caumont affirme que « cela va dépendre de ce que vous faites, si vous avez une émoticône sur votre vitre arrière qui fait 1 mètre de diamètre et que vous l’avez placée bien au milieu de la vitre arrière, vous allez tomber sous le coup de la loi parce que vous allez nuire à la visibilité ». Notre consultant juridique rappelle à cette occasion « qu’il y a une tolérance si vous voulez mettre un petit autocollant, pour faire plaisir à votre station de ski préférée ou je ne sais quoi, sur la vitre arrière mais cela doit être de petite taille, de préférence à gauche, parce que du coup cela ne gêne pas votre champ de vision et il ne doit pas y en avoir cinquante »…
En résumé, « cela va être une question d’appréciation par rapport à ce que cela pourrait entraîner comme gêne » précise-t-il. Concrètement, il s’agit de savoir si cela « ne peut pas être considéré comme dangereux, comme de nature à distraire le conducteur qui vous suit ». Pour l’instant, dit très clairement Maître Éric de Caumont « rien ne l’interdit » !
Notre expert en droit routier conclut avec un brin de positivisme et d’ironie : « À la limite, et c’est le motard qui vous parle, cela peut s’avérer positif si c’est pour dire merci [...] c’est une solution amusante pour amener un petit plus de détente, de bienveillance sur les routes et dans cette hypothèse-là je ne verrais aucune objection à ce que cela puisse être légalisé ».